18 novembre : La police nationale se prépare à protéger les vies et les biens…

L’opposition politique annonce la couleur pour le 18 novembre 2018. Des manifestations de rue sont programmées à travers tout le pays. Les opposants au régime en place ont clairement fait savoir qu’ils n’auront pas le même comportement « pacifique » qu’ils avaient lors de la manifestation du 17 octobre dernier. Face à cette situation, le directeur général de la Police nationale a fait savoir au Nouvelliste que toutes les dispositions sont prises pour protéger les vies et les biens de la population dans le respect de la loi

« La police se doit d’être prête… » Le directeur général de la Police nationale en a donné la garantie. En préparation à la journée de manifestations de rue prévues pour le 18 novembre, Michel-Ange Gédéon a organisé lundi dernier une rencontre avec tous les directeurs départementaux, les directeurs techniques et l’état-major de la PNH sur les dispositions à prendre à travers tout le pays avant, pendant et après les manifestations.

Selon le chef de la PNH, tout le monde a le droit de s’exprimer comme le veut la Constitution. Toutefois, a-t-il précisé, la police, dans le cadre de sa mission, est tenue de prendre toutes les dispositions pour protéger les vies et les biens. « Nous prenons toutes les dispositions dans le cadre de la loi pour combattre toute scène de pillage et de violence », a soutenu le patron de la police.

« Fermeté et courtoisie dans le strict respect des droits humains. La question du respect des droits de l’homme est au compte de toutes nos opérations », a rassuré Michel-Ange Gédéon, soulignant que, pour ses troupes, l’utilisation de l’arme à feu interviendra au dernier recours et cela seulement quand la vie du policier ou celle d’une autre personne est en danger.

Il n’y aura pas que de mouvements de protestation le 18 novembre prochain. C’est aussi la célébration de la Bataille de Vertières. Même s’il n’y a pas encore d’annonce en ce sens, le chef de l’État, le Premier ministre, des représentants des deux autres pouvoirs et des grands commis de l’État devraient se rencontre dans la deuxième ville du pays. Là encore, la Police nationale a pris les dispositions nécessaires.

Le chef de la Police nationale veut rééditer la stratégie payante du 17 octobre dernier qui a permis le bon déroulement des manifestations de rue à travers le pays. Il y aura des modifications dans cette stratégie, mais Michel-Ange Gédéon se garde de les révéler. Toutefois, le plus important pour lui, c’est de protéger les vies et les biens de la population en adoptant un comportement qui respecte les droits de chaque citoyen.

Gédéon a rappelé que le 17 octobre dernier, par endroits il y avait des provocations. Mais, s’est-il félicité, les policiers sur le terrain sont restés professionnels, malgré le fait que plusieurs d’entre eux ont été blessés.

L’opposition politique parle de plus de 7 personnes tuées et d’une soixantaine autres blessées au cours de ces manifestations. Le chef de la police a donné la garantie que les policiers avaient fait usage de gaz lacrymogène, de bâtons, de camions à eau, mais jamais de leurs armes à feu. Toutefois, il a demandé à l’inspection général de la PNH d’enquêter sur le dossier.

Les opposants au régime en place ont clairement fait savoir qu’ils n’auront pas le même comportement « pacifique » qu’ils avaient lors de la manifestation du 17 octobre dernier. « Nou pral mete yon ti chalè nan manifestasyon 18 novanm lan », a déclaré Moïse Jean-Charles, le leader de l’organisation politique Pitit Desalin qui participait la semaine dernière à l’émission « Haïti sa k ap kwit » sur Télé 20.

Pour le 18 novembre, les Petrochalengers annoncent qu’ils vont encore une fois gagner les rues pour exiger des explications sur l’utilisation du fonds PetroCaribe. L’opposition quant à elle va en profiter pour provoquer la démission du chef de l’État.

Par ailleurs, Michel-Ange Gédéon a confirmé au Nouvelliste qu’il a opéré un changement à la direction département du Nord où, à Vertières, Moïse Jean-Charles et ses partisans, lors d’une manifestation de rue le week-end écoulé, ont hissé un drapeau noir et rouge à la place du bicolore bleu et rouge. Le commissaire divisionnaire Jackson Hilaire est désormais le nouveau directeur de la police dans le Nord.

Les informations dont dispose la direction générale de la police laissent croire que les policiers sur les lieux à Vertières ont assisté à cet acte de violation de la Constitution sans intervenir.

Source: le nouvelliste

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