28 novembre 1980: journalistes, hommes politiques arrêtés par Duvalier

Parole muselée, liberté bafouée et piétinée : un homme politique, un écrivain phare, un peintre ou un journaliste soupçonné de mener une activité subversive qui vise à renverser le régime dictatorial des Duvalier pourrait passer la fin de ses jours à For Dimanche ou au Pénitencier national. C’est dans ce dur contexte de répression brutale, d’assassinats et de terreur que vivait la population haïtienne de 1957 à 1987.

Après François, Jean-Claude surnommé « Bébé Doc », a accédé au pouvoir en 1971 à la mort de son père et devient président à vie.

Sous prétexte de combattre le communisme et la subversion, le gouvernement de Jean-Claude Duvalier déclencha dans la nuit du 28 novembre 1980 une vague d’arrestations suivies d’expulsion.

Parmi les victimes figurent des journalistes connus pour leur franc-parler et des hommes politiques. L’année 1980 qui a vu un déferlement de réfugiés haïtiens sur les côtes de la Floride, se termina sur une note triste et dans une atmosphère de grande peur. 1985, Jean-Claude Duvalier promet une démocratisation et annonce l’organisation d’élections pour 1987, mais l’opposition crie à la « farce ».

Confronté depuis fin novembre 1985 à des manifestations antigouvernementales sans précédent au cours desquelles plusieurs dizaines d’Haïtiens ont trouvé la mort, Jean-Claude Duvalier est chassé par un soulèvement populaire. Il se réfugie en France et l’armée prend le pouvoir. Le père Jean Bertrand Aristide sera élu président en 1990, puis renversé à son tour en 1991.

Source: loophaiti

Vous aimerez sûrement aussi Plus de cet auteur