5 BONNES RAISONS POUR MANGER MOINS DE VIANDE

Réduire sa consommation de viande est bénéfique à plus d’un titre. Le point sur les bienfaits santé d’un régime flexitarien avec le Dr Jean-Paul Curtay, médecin et spécialiste de nutrithérapie et Christine Calvet, naturopathe.

Bien que les chiffres soient encore timides (il y aurait environ 5 % de végétariens en France), le fait de ne pas manger de viande ni de poisson n’a plus rien d’étrange. Ni de compliqué, tant l’offre de produits veggies a explosé ces dernières années, aussi bien dans les supermarchés qu’au restaurant. Et le phénomène n’est pas près de s’arrêter puisque chez les 16-25 ans, un jeune sur deux se dit prêt à réduire sa consommation de viande.

Les raisons ne manquent pas : respect des animaux, de la planète (déforestation et plantations OGM pour nourrir les bêtes…), mais également de sa santé. De nombreuses études montrent en effet que, plus on mange de viande, plus on risque d’être touché par le surpoids et l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou le cancer. Zoom sur 5 raisons de diminuer sa consommation de viande.

Pour réduire le phénomène inflammatoire

« La viande contient des éléments  (acides gras saturés, oméga-6, fer) pro -inflammatoires », souligne le Dr Jean-Paul Curtay, médecin et spécialiste de nutrithérapie. Or, l’inflammation fait le lit de nombreuses maladies (surpoids et obésité, diabète, cancer… ).

Une cuisson à forte température aggrave ce problème. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a d’ailleurs classé la viande rouge comme « probablement cancérogène ». À l’inverse, les végétaux renferment des composés antioxydants et anti-inflammatoires qui protègent les cellules.

Pour faire le plein de fibres

Alors que les autorités de santé conseillent de manger 30 g de fibres par jour, nous n’en consommons en moyenne que 20 g. Pourtant, elles ont de nombreux atouts. Elles abaissent l’index glycémique du repas, entraînent une satiété longue durée et évitent les grignotages. Elles nourrissent aussi les bonnes bactéries du microbiote qui régulent le poids. Enfin, elles font baisser le taux de sucre et de cholestérol dans le sang. On ne les trouve que dans les végétaux, d’où l’intérêt de manger moins de viande et plus de lentilles, quinoa, noix…

Pour favoriser l’élimination des toxines

« Les viandes sont particulièrement riches en purines, molécules qui encrassent et acidifient l’organisme. Ainsi, 100 g de bœuf en apportent 1500 mg, 100 g de poisson 150 mg et 100 g de carottes 5 mg », énumère Christine Calvet, naturopathe.
Un organisme trop acide fonctionne au ralenti, le foie et les reins, chargés d’éliminer les toxines, n’arrivent plus à remplir correctement leur mission.
« Une alimentation trop riche en purines et en graisses saturées, associée à un manque d’activité physique, favorise la graisse abdominale. Or c’est à la fois la plus difficile à déstocker et la plus délétère pour la santé », met en garde la naturopathe.

Pour prendre soin de son microbiote

« La consommation de viande favorise le développement de mauvaises bactéries dans le microbiote, explique le Dr Jean-Paul Curtay. Celui-ci est impliqué dans un très grand nombre de fonctions de l’organisme : la digestion et l’immunité, mais également le contrôle du poids en jouant sur l’appétit et sur la captation des calories. »
Les prébiotiques, des fibres spécifiques présentes dans les fruits, les légumes, les céréales et les graines en tous genres, favorisent au contraire la prolifération des bonnes bactéries.

Pour se faire plaisir avec de la bonne viande

Avant le boom de l’élevage industriel, on consommait peu de viande au quotidien parce qu’elle était rare et chère. Aujourd’hui, on a le choix entre de la viande bon marché (élevée dans de mauvaises conditions, traitée aux antibiotiques, nourrie au soja OGM… ) et celle de qualité(animaux élevés en plein air, sur de petites exploitations, sans traitement systématique, avec une nourriture bio… ), qui a un coût. Mieux vaut ne s’offrir qu’un steak par semaine, mais un bon !

 

 

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