Affaire Sala: l’avion n’était pas autorisé pour des vols commerciaux

Le bureau d’enquête britannique sur les accidents aériens (AAIB) a établi lundi que l’avion qui transportait Emiliano Sala et s’était abîmé dans la Manche le 21 janvier, entraînant la mort du footballeur argentin, n’était pas autorisé à opérer des vols commerciaux.

« La base sur laquelle le passager (Emiliano Sala) était transporté n’a pas encore été établie », ajoutent-ils. Ils précisent que David Ibbotson, le pilote, avait déjà transporté d’autres passagers sur la base d’un « partage des coûts », autorisée par la règlementation.

– « Objectif commun » –

L’intermédiaire britannique Willie McKay avait indiqué le 19 février au journal The Times que le vol avait été organisé par son fils Mark.

Enfin, les enquêteurs soulignent que David Ibbotson disposait d’une licence de pilote établie par l’Agence européenne de la sécurité aérienne. Une telle licence ne contient pas forcément une autorisation pour voler de nuit mais l’AAIB n’est pas en mesure d’affirmer si David Ibbotson disposait ou non de cette autorisation.

« On estime que la licence et le registre du pilote ont été perdus avec l’avion », écrivent les enquêteurs. L’appareil, qui a été localisé, n’a pas été récupéré, et repose toujours dans la Manche par plus de 67 mètres de fond.

– « Vol à vue » –

Le régime de vol à vue implique des minimas en termes de visibilité et de distance aux nuages plus important que le régime de « vol aux instruments », mais présente un niveau d’exigence moins élevé en termes de qualification du pilote et d’équipement de l’appareil.

Selon les données du Met Office, le service public britannique de prévisions météorologiques, « l’altitude de gel se situait entre 3000 et 4000 pieds (914 et 1220 m) au-dessus du niveau de la mer », précise l’AAIB.

L’avion ne disposait pas de boîtes noires, comme le lui permettait la règlementation.

Vous aimerez sûrement aussi Plus de cet auteur