Boutik Tizon Dife : BIC à fond dans le business

C’est au numéro 1 de la rue Viala, précisément au Parc Midoré, qu’est nichée la nouvelle affaire de BIC : une boutique où l’artiste affiche depuis quelques jours différents accessoires, tout en offrant une tribune aux artisans haïtiens pour exposer leurs œuvres. Boutik Tizon Dife matérialise le rêve que Roosevelt Saillant chérit depuis quelques années, celui de valoriser les couturiers du terroir, qui, selon lui, font un travail de qualité. « Je caressais l’idée depuis longtemps. Parce que j’ai jugé stupides certaines pratiques et certains comportements. Comme la fierté de porter des marques étrangères qui ne vont au final rien nous apporter de mieux. De fait, j’ai décidé de tourner le dos à ce schéma en portant que des habits confectionnés par nos couturiers. Il y a 5 ans de cela », explique l’interprète de Pòtoprens, qui prêche par l’exemple en détenant désormais sa propre marque.

« Tizon Dife, c’est le nom de ma collection. Ce sont des produits artistiques que j’ai réalisés en collaboration avec d’autres artisans. On y retrouve en majeure partie (80 %) des casquettes, des chemises, des plumes, des maillots, des sandales, des pantalons. Tout comme des produits artisanaux (20%), car la boutique offre également la possibilité à d’autres de vendre leurs produits », poursuit la voix des kokorat sollicitant le support de tout un chacun pour la valorisation des produits locaux, de nos artisans. « Nous avons besoin de votre contribution, car nous avons consenti de gros sacrifices pour continuer à habiter le pays », affirme Roosevelt Saillant qui ne veut pas endosser le statut de styliste. « Je conçois les modèles tout simplement et mes coupes sont faciles à identifier.»

Par ailleurs, l’artiste businessman déplore le manque de matière première ici en Haïti. « C’est le plus gros problème auquel on fait face. Mais l’essentiel c’est que les vêtements surtout soient fabriqués au pays, par des couturiers qui partagent la même vision que moi et qui se sont retrouvés sur ma route : Fénélon Junior, Akhim, Dor collection. Toutefois je suis ouvert à accueillir d’autres personnes», précise celui qui croit que le travail d’un artiste consiste également à éduquer les gens. Ce qu’il s’est proposé de faire en incitant ses concitoyens à consommer ‘’lokal’’. À porter la collection Tizon Dife.

Source: le nouvelliste

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