Ce département français regorge d’emplois mais manque la main d’oeuvre

Avec un taux de chômage de 5,8%, second parmi les faibles de France, la Mayenne frôle le plein emploi. Mais sur le terrain, c’est un véritable casse-tête pour les entreprises, qui ne savent plus comment s’y prendre pour embaucher.

Dans une note de synthèse, la Chambre de commerce fait état d' »une population de jeunes difficile à maintenir sur le territoire » et d’un « manque d’attractivité du département pour les cadres », un constat qui se traduit notamment par un solde migratoire négatif.

« Ce serait caricatural de dire qu’il n’y a qu’à traverser la rue pour trouver du travail en Mayenne », nuance toutefois Franck Leroy, directeur territorial délégué à Pôle Emploi. « Il faut souvent suivre des formations complémentaires pour répondre vraiment aux besoins », précise-t-il.

« On n’a pas d’image », déplore de son côté le président du conseil départemental Olivier Richefou. « Pendant longtemps l’état d’esprit a été de dire: +le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit+, selon les mots du père de l’actuel président de Lactalis (dont le siège est à Laval NDLR), mais c’est fini, le bruit s’appelle la communication, et ça fait du bien ».

En novembre, 53 patrons ont tenté de faire parler d’eux en se rendant à la Maison de la Radio pour une séance de « job dating ». Le groupe Lucas compte former une cinquantaine de migrants à ses métiers, tandis que l’équipementier automobile Tenneco verse une prime de 400 euros à ceux de ses salariés qui permettent l’embauche d’un collaborateur.

Dernièrement, l’agglomération lavalloise a également lancé une opération de séduction en allant présenter ses entreprises aux demandeurs d’emploi de départements où le taux de chômage avoisine les 12%, comme la Seine-Saint-Denis.

Parmi les bénéficiaires, Mohamed El Khaldi, 46 ans, s’est installé à Laval il y a deux semaines où il a décroché un CDI de régleur sur presse. « Je viens de la Marne où même mon conseiller Pôle emploi me disait qu’il n’y avait pas de boulot », raconte-t-il. « Ici les gens sont accueillants et à l’écoute. J’ai reçu une mallette de bienvenue qui propose une promenade en bus pour découvrir la ville », s’amuse-t-il.

 

Source: loophaiti

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