Des députés préoccupés par la conduite de Sweet Micky au carnaval

Au troisième jour du carnaval national qui s’est tenu à Port-au-Prince cette année, le groupe Sweet Micky de l’ancien président de la République, Michel Martelly, a décidé de prolonger l’ambiance jusque vers les 10h du matin.

L’ancien chef d’État et sa bande qui ont pendant ce temps mis le cap vers la commune de Carrefour agissait en dehors des prescrits du comité organisateur de l’évènement pour lequel il a été question que le carnaval prenne fin à 3h du matin et, aussi, la voie empruntée par Sweet Micky n’était pas incluse dans le parcours défini par ledit comité.

Par rapport à cette situation, la route nationale # 2 a été obstruée au niveau de Martissant, provoquant du coup d’importants embouteillages durant la journée du mercredi. Ce comportement est condamné par un groupe de députés qui rappelle le fait que ce cas de figure « constitue une contravention prévue et punie par le Code pénal en son article 395 » dans une correspondance adressée à Me Jean Mary Forestal, président de la Commission Justice, Droits humains et Sécurité publique de la chambre des députés, en date du 15 février 2018.

« Un tel comportement constitue un coup fatal aux principes républicains caractérisant tout État de droit et remet en question le principe de l’égalité des citoyens devant l’État, ou personne n’est au-dessus de la loi », lit-on dans cette lettre signée par les députés Belizaire Printemps, Joseph Manès Louis, Roger Millien, Bertrand Sinal et Jean Robert Bossé.

À cet effet, ils réclament du président de la commission de « prendre toutes les dispositions en vue d’inviter le Premier ministre, Monsieur Jack Guy LAFONTANT, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Monsieur Heidi FORTUNÉ, accompagné du Secrétaire d’État à la Sécurité publique, Monsieur Ronsard St Cyr […] à se présenter incessamment devant ladite commission en vue de fournir des explications relatives à cette dérive de trop ».

En dehors du comportement de l’ex-président le mercredi écoulé, cette requête prend aussi en compte le processus décisionnel peu administratif ayant abouti au retour de Me Ocnam Clamé Daméus au Parquet de Port-au-Prince, selon les députés.

Relativement à cette réclamation, le député Jean Mary Forestal achemine pour sa part une lettre au député Gary Bodeau, président de la chambre des députés, lui demandant de « bien vouloir inviter les autorités susindiquées à se présenter à la salle des commissions le mercredi que l’on comptera 21 février 2018, à 10h précises du matin ».

source: loophaiti

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