Disparition de Vladjimir Legagneur: son épouse a identifié le chapeau qu’il portait

L’épouse du journaliste Vladjimir Legagneur, Fleurette Legagneur, a reconnu le chapeau que portait son mari avant sa disparition au cours d’une rencontre avec les enquêteurs de la police judiciaire ce lundi. C’est ce qu’elle a confirmé au Nouvelliste en début d’après-midi. Le chapeau ainsi que deux fémurs frais ont été retrouvés au cours d’une intervention de la PNH sur un terrain vague à Sillon, non loin du quartier de Grand-Ravine. Le journaliste Vladjimir Legagneur était allé réaliser un reportage dans ce quartier de la région métropolitaine le 14 mars dernier et il est porté disparu depuis lors.

Après la rencontre de ce lundi, Fleurette Legagneur indique que la seule certitude qu’elle a des autorités policières, c’est que l’enquête se poursuit. « Les enquêteurs ne peuvent pas encore apporter une conclusion définitive. Je leur ai donné toutes les infos dont je dispose, notamment comment s’était habillé mon mari avant d’aller réaliser son reportage », explique-t-elle.

Jeudi dernier, au cours d’une conférence de presse, le directeur général de la PNH, Michel-Ange Gédéon, avait promis des tests ADN sur les fémurs retrouvés afin de déterminer s’il s’agit des restes de Vladjimir Legagneur. L’épouse du journaliste souligne qu’elle n’est pas encore contactée à cet effet. « Je n’ai rien entendu à propos de cet aspect. Je suis en attente », a-t-elle dit.

Durant la conférence de jeudi, Michel-Ange Gédéon n’a pas donné une date précise où l’enquête va aboutir. Cependant, il a assuré que l’institution qu’il dirige œuvre à cet effet. « Une enquête, c’est un processus continu. On peut découvrir des éléments qui vous amènent sur d’autres pistes. Cependant, l’équipe de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) travaille d’arrache-pied pour élucider cette affaire », a-t-il assuré.

Michel-Ange Gédéon avait promis de sévir contre tous ceux qui ont une implication dans la disparition de Vladjimir Legagneur. « Nous avons découvert un charnier au cours de l’opération de mercredi dernier. Cela dit, le journaliste ne serait pas l’unique victime des actes de barbarie de ces bandits. Nous sommes déterminés à aller identifier et arrêter tous ceux qui sont impliqués dans des actes de banditisme à Grand-Ravine », a-t-il assuré.

Le DG a maintenu la promesse faite au Nouvelliste selon laquelle l’institution policière va pacifier le quartier de Grand-Ravine. « Il ne doit pas y avoir de zone de non-droit. Et de fait, Grand-Ravine ne doit pas être une zone de non-droit. Malgré la complexité géographique de cette zone difficile d’accès, nous sommes déterminés à la pacifier. Cette pacification peut passer par plusieurs stratégies. Cela peut passer par des opérations ciblées, des opérations tout court, ou encore d’autres activités pouvant conduire au désarmement des membres de gangs de ce quartier », a-t-il expliqué. Joint par téléphone ce lundi, le porte-parole adjoint de la PNH a souligné au journal que des interpellations ont été réalisées dans le cadre de l’enquête. Il promet plus de précisions dans une conférence de presse cette semaine.

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