En visite à la synagogue de Pittsburgh, Trump conspué par des manifestants

 

Venu mardi se recueillir dans la synagogue de Pittsburgh, où un tireur antisémite a abattu onze fidèles, Donald Trump a été accueilli par des manifestants qui se sont opposés à sa visite en l’accusant d’attiser la haine.

Donald Trump est arrivé accompagné de son épouse Melania, de sa fille Ivanka -convertie au judaïsme- et de son gendre Jared Kushner, qui portait une kippa.

Dès samedi, le locataire de la Maison Blanche avait vivement condamné la tuerie et a appelé à éradiquer « le poison de l’antisémitisme ». Mais plusieurs voix lui ont reproché de désinhiber l’extrême droite avec ses discours enflammés.

« Je ne peux pas savoir ce que le président pense (…), mais je connais ses mots », a dit l’un des manifestants, Gabriel McMorland, 36 ans. Et « ils s’alignent de tellement près sur les mots des terroristes nationalistes blancs et sur les théories du complot racistes de droite », a-t-il ajouté.

Mais M. Trump, selon la porte-parole de l’exécutif Sarah Sanders, voulait venir « faire preuve de respect au nom du pays entier ». « Le président a été très ému » par sa visite, a-t-elle ajouté.

Mardi, Pittsburgh a commencé à faire ses adieux aux victimes.

Des centaines de personnes ont suivi leurs funérailles dans la synagogue Rodef Shalom, à environ cinq minutes en voiture des lieux du crime.

Les deux frères vivaient ensemble dans un foyer pour adultes ayant des déficiences intellectuelles. Comme eux, la plupart des victimes de Robert Bowers étaient des personnes vulnérables. La plus âgée, Rose Mallinger, avait 97 ans.

– « Triste et en colère » –

« Je voulais juste tuer des Juifs », a-t-il expliqué après son arrestation, en accusant les Juifs d’être responsables d’un « génocide » des Blancs selon une rhétorique chère à l’extrême droite.

S’il mène une politique clairement pro-israélienne, le magnat de l’immobilier a parfois semblé ménager les suprémacistes blancs. Et il s’en prend souvent à des personnalités juives comme George Soros en utilisant les termes de l’extrême droite.

Malgré les appels à l’apaisement, M. Trump n’a pas changé de ton à quelques jours d’élections législatives cruciales pour la suite de son mandat. Lundi il évoquait encore une « invasion » de migrants ou des médias « ennemis du peuple ».

Source: AFP

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