FinTech, une troisième édition pour promouvoir les start-up et la technologie financière

Quelques présentations, des panels de discussions et une exposition de produits des entreprises évoluant dans le domaine de la technologie, particulièrement la technologie financière, marquent la première journée de la 3e édition de la FinTech dont le lancement a été effectué par un conseiller du conseil d’administration de la BRH, M. Ronald Gabriel, en présence de plusieurs personnalités éminentes, dont le sénateur Patrice Dumont et le gouverneur Jean Baden Dubois. La technologie, la finance personnelle, l’intelligence artificielle, la cryptomonnaie sont autant de thématiques qui se trouvent sur la table des discussions où interviendront des experts nationaux et internationaux pendant les jours de la FinTech.

Dans ses propos de circonstance, Ronald Gabriel a rappelé à l’assistance que la FinTech est un mariage entre la technologie et la finance, avant d’expliquer le sens de ce thème. « FinTech est une nouvelle industrie financière qui utilise les nouveaux moyens de la technologie pour proposer des services financiers tels que la banque en ligne, les paiements mobiles, le financement participatif, moins coûteux et plus efficace pour les consommateurs », a-t-il indiqué, précisant que ce thème est aussi utilisé, par extension, pour désigner des compagnies connues sous le label start-up qui maîtrisent bien les technologies de l’information et de la communication (TIC).

L’arrivée des compagnies connues sous l’appellation de start-up marque un tournant dans le monde de la finance. En effet, elles bouleversent complètement le monde classique de la finance en essayant de capter des parts de marché des entreprises traditionnelles, souvent peu innovantes ou en retard sur l’adoption des technologies comme moyen de transformation, souligne Ronald Gabriel.

Plus loin, Ronald Gabriel a expliqué le rôle de la BRH en ce qui a trait à la technologie financière. « Au salon numérique en 2016, nous avions mentionné que la BRH se trouvait au carrefour de la technologie et de la finance. Elle est appelée, de par son rôle de régulateur financier, à accompagner, à mettre en place des garde-fous et à prendre parfois l’initiative en vue de l’extension de tout secteur stratégique de l’économie », a-t-il rappelé. « À la BRH, nous insistons sur les aspects, tels innovation, flexibilité, simplicité, efficacité, mobilité, personnalisation, accès à distance et réactivité quand nous faisons des échanges », a ajouté Ronald Gabriel, soulignant que certains de ses aspects figurent dans les piliers 1 et 2 de l’inclusion financière.

En matière d’investissement dans le domaine de FinTech, Haïti n’est pas une référence, reconnaît Ronald Gabriel. « Les investissements dans la FinTech totalisaient 4 milliards de dollars en 2013, 12 milliards en 2104 et près de 20 milliards en 2015 », a fait savoir M. Gabriel, citant malgré tout quelques activités réalisées en Haïti dans le domaine de la technologie. Au cours de la première journée, les discussions se faisaient sur le bitcoin, une monnaie digitale innovante et un système de paiement. Avant cette discussion, les participants avaient assisté à une présentation sur le blockchain, le bitcoin et le minage.

Plusieurs entreprises évoluant dans le domaine de la technologie exhibent leurs produits pendant les deux jours du déroulement de la 3e édition de la FinTech au Centre de convention et de documentation de la banque centrale. Parmi ces entreprises figurent Ibous, Goud, Cash mobile, Ploght, Natcom et le collège Catts Pressoir avec des robots mis en œuvre par ses élèves.

Source: le nouvelliste

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