Haïti – Agriculture : Les faibles précipitations entravent les opérations de semis d’été

Dans son dernier bulletin le réseau Famine Early Warning Systems Network FEWSNET observe que le retard et la faible pluviométrie entravent les opérations de semis d’été en Haïti, qui ont cependant bien démarré dans les montagnes humides.

Parallèlement, les récoltes de printemps ont atteint leur pic en juillet dans les zones où cette campagne n’a pas échoué et qui a semé en mars. Une production plus basse que la normale est attendue à cause de la sécheresse. En revanche, les récoltes de banane, de racines et tubercules et de fruitiers sont normales.

Certains ménages adoptent de nouvelles stratégies d’adaptation comme la consommation de produits non préférés et semblent incertains quant à la réouverture des classes. Par ailleurs, les sources de revenus non agricoles (notamment la vente de charbon de bois et le travail en République Dominicaine) demeurent à un niveau normal.

En juillet, le prix du maïs local a montré une relative stabilité comparée à juin, tandis que celui du pois noir a baissé (plus de 7%). Par contre, le prix du riz importé continue d’augmenter et d’être au- dessus de la moyenne des 5 dernières années.

L’ensemble d’Haïti restera donc en Stress (Phase 2 de l’indicateur de performance IPC) et en phase Minimale (phase 1 de l’IPC). Certains ménages dans le Haut-Plateau, le Nord et le Nord-Est pourraient se retrouver en crise (phase 3 de l’IPC), vu l’impact de la sécheresse sur leurs moyens d’existence mais il n’y a pas d’indication que leur nombre soit suffisant pour changer la classification des zones.

En savoir plus sur l’Échelle IPC (Integrated food security Phase Classification) :

Phase 1 :
Accès à une alimentation généralement adéquate et stable avec un risque modéré à faible de tomber graduellement dans des phases supérieures ;

Phase 2 : Insécurité alimentaire modérée / limité
Accès limité à une alimentation adéquate avec un risque élevé et récurrent de tomber graduellement dans la Phase 3, 4 ou 5 (en raison de la probabilité d’évènements adverses et d’une grande vulnérabilité) ;

Phase 3 : Crise alimentaire et des moyens d’existence aiguë
Insuffisance aiguë et critique de l’accès à l’alimentation assortie d’une malnutrition grave et inhabituelle et un épuisement accéléré des avoirs relatifs aux moyens d’existence qui, si la situation se maintient, va faire tomber la population dans la Phase 4 ou 5 et/ou va probablement se traduire par une pauvreté chronique ;

Phase 4 : Urgence humanitaire
Insuffisance grave de l’accès à l’alimentation assortie d’une mortalité excessive, une malnutrition très élevée et en progression et un épuisement irréversible des avoirs relatifs aux moyens d’existence ;

Phase 5 : Famine / Crise humanitaire
Grave perturbation sociale assortie d’un manque total d’accès à l’alimentation et/ou d’autres besoins de base dans laquelle la famine généralisée, la mort et le déplacement sont incontestables.

Source: Haitilibre

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