Haïti – Économie : 1 million d’haïtiens ont accès à la micro finance

Lors du deuxième jour du 8e Sommet International sur la Finance organisé par le Group Croissance du 9 au 13 avril au Karibe Convention Center, la Société d’information Sociale et Economique (SIKSE), représenté par Nelson Sylvestre et Jempsy Fils-Aimé, a présenté les résultats partiels d’un recensement des institutions de la micro finance en Haïti réalisé entre 2016 et 2017.

Environ 67 institutions de micro finance, dont les 55 caisses mutualistes sont supervisées par la Banque Centrale (BRH).

37% de l’ensemble de ces institutions opèrent en milieu rural.

En 2017, le montant actif de l’ensemble du portefeuille des coopératives est de 23 milliards de Gourdes, soient 24% d’augmentation par rapport à 2016.

Jene C Thomas, le Directeur de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID – Haïti) a présenté l’apport de l’Agence au secteur de la micro finance en Haïti. Selon lui, il s’agit d’une approche focalisée sur l’investissement financier affirmant « Aujourd’hui 1 million d’haïtiens ont accès à la micro finance mais nous ne nous arrêterons pas là ». Il promet la mise en œuvre de 3 projets en vue d’appuyer l’inclusion financière des Petite et Moyenne Entreprise (PME), dont des entreprises agricoles.

Pour sa part Evens Jérôme le Directeur de l’inspection générale des coopératives et de la Direction de l’Inspection Générale des Caisses Populaires (DGICP) a abordé le sous-thème caisse populaire et financement agricole. Dans son exposé il a indiqué les raisons de la réticence des caisses d’épargne et de crédit à financer l’agriculture entre autres : la vulnérabilité du secteur, les aléas climatiques l’absence d’assurance… Selon-lui, il faudrait former les agriculteurs et mettre en place un fonds pour les soutenir. Disposer d’un fonds de garantie pour un plus grand nombre d’institution agricole et le plus important, une prise en charge de l’État du développement du secteur agricole.

L’économiste Kesner Pharell, PDG du Group Croissance, a décrit le paysage de la micro finance haïtienne en soulignant que les départements les plus pauvres sont ceux qui bénéficient le moins des investissements nationaux et aussi des apports des entreprises financières « Il est anormal que dans les 144 milliards de Gourdes du budget national, 85 milliards soient concentrés dans le département de l’Ouest alors que le Nord-Est le département le plus pauvre, reçoit moins d’un milliard de Gourde ! »

Source: Haitilibre

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