Haïti – Économie : La lutte contre la corruption, rien qu’un slogan en Haïti

Dans son dernier bulletin, la Chambre Franco-Haïtienne de Commerce et d’Industrie (CFHCI) souligne alors que la lutte contre la corruption est en train d’être menée très sérieusement dans beaucoup de pays du monde dont entre autres : au Brésil les affaires Lula Da Silva et Dilma Roussef, en République Dominicaine l’affaire Odebrecht, en Corée du Sud, les affaires Park Geun-Hye et Lee Myung-bak, au Panama l’affaire Ricardo Alberto Martinelli, au Pérou l’affaire Pedro Pablo Kuczynski et au Salvador les affaires Antonio Saca et Cristina Kirchner, « en Haïti, la bataille contre la corruption reste un slogan, une promesse, un idéal…»

« D’un pouvoir à un autre, d’un régime à un autre, les mauvaises pratiques ne sont pas sanctionnées. La corruption est donc devenue un fait social normal. Haïti reste pauvre et s’appauvri pendant que certaines personnalités du secteur public et privé, s’enrichissent de la corruption. Il est devenu plus qu’urgent que ce mal soit pénalisé pour rêver de réussir de construire une économie moderne et juste. »

La CFHCI souligne combien la corruption a des conséquences négatives sur l’économie et le social « La corruption est génératrice de pauvreté et d’inégalité. Lorsque l’argent est détourné, volé ou gaspillé, ce sont des hôpitaux et des écoles qui ne peuvent pas être construits, c’est l’agriculture qui n’est pas financée et encadrée.

La corruption salit l’image du pays et fait fuir les investisseurs. On ne peut pas être surpris quand la République Dominicaine arrive à capter 25 fois plus d’Investissements Directs Etrangers qu’Haïti chaque année .
La corruption alourdit les procédures administratives et rend l’État dysfonctionnel. La corruption créé l’inflation à travers la surfacturation. Elle entraine la faillite et la fermeture de nombreuses entreprises qui ne peuvent plus résister face à d’autres qui bénéficient de la corruption et des pratiques économiques de concurrence déloyale.

La corruption fait perdre à l’État des centaines de millions de dollars sur la frontière, dans les ports et au niveau du paiement des taxes directes et indirectes (contrebande et évasion fiscale). Plusieurs études menées par la Banque Mondiale et le Forum Économique du Secteur privé font état de plus de 400 millions de dollars perdus par l’État chaque année sur la frontière […] » 

HL/ HaïtiLibre

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