Ismaël Marseille, Digicel star 2010, est mort

Selon Mardoché Marseille, l’un des frères aînés d’Ismaël, l’artiste n’affichait aucun signe avant-coureur d’un mal-être durant les jours précédant le coma dans lequel il a sombré au lendemain de son 26e anniversaire. « Il a passé la nuit de son anniversaire à Decameron avec sa fiancée qui est rentrée de l’étranger pour l’occasion », conte-t-il. Ismaël a donc reconduit sa dulcinée à l’aéroport le lendemain.

En revenant de l’aéroport, tandis qu’il était en communication au téléphone avec Steevenson Marseille, un autre frère présenté comme son manager qui vit aux États-Unis, Ismaël a soudainement informé ce dernier qu’il ne sentait pas bien tandis qu’il s’agrippait encore au volant. « Il aurait réussi à garer le véhicule puis un silence radio à l’appareil a été constaté par son interlocuteur sans qu’il ait raccroché », confie Mardoché qui est juriste. La famille, pendant au moins six heures, s’est évertuée à le localiser avant de tomber sur la voiture garée quelque part non loin de l’ancien local de la mairie de Delmas, à Delmas 33. « On l’a retrouvé inconscient. On l’a emmené d’abord à Bernard Mevs qui l’a refusé en raison du fait que l’hôpital était plein à craquer. On s’est donc rendu à l’Ofatma. C’est là qu’il passera le reste des jours jusqu’à sa mort survenue à l’aube du 27 décembre », poursuit le grand frère.

Les médecins évoquent sans confirmer l’hypothèse d’un infarctus et d’une intoxication, selon Mardoché. Durant cette douzaine de jours, pour tenter de réanimer le cœur, on avait dû brancher Ismaël à 5 ou 6 bonbonnes d’oxygène au quotidien.

La voix de « Moman pa m nan » est le sixième des dix enfants de son père. « C’est mon petit frère adoré. C’est quelqu’un de très respectueux, de très respecté aussi, de très calme… Sa fougue pour la scène n’a pas réussi à lui enlever son côté réservé, sa timidité ; il adorait aider les autres », témoigne le juriste. Il n’avait pas effectué d’études supérieures depuis qu’il s’était lancé dans la musique mais développait, selon son grand frère, une bonne aptitude dans l’apprentissage des langues. Ismaël était très à l’aise en anglais, italien, espagnol et français.

Si Mardoché n’a pas en mémoire la date où Ismaël avait rejoint le groupe Trankil, il confirme toutefois qu’il a participé amplement à la réalisation de leur album. « Je dois vous avouer, dit-il, qu’il était très courtisé par le groupe K-Dans avec lequel il avait collaboré d’une certaine manière. » Ismaël avait beaucoup de contrats à honorer durant ces temps de fête. Il a eu par exemple plusieurs dates de prévu avec Alan Cavé dont il a gagné la confiance.

La famille, éplorée, pour l’heure, n’est pas en mesure de communiquer ni la date ni l’endroit où se dérouleront les derniers hommages à l’intention du jeune artiste. Ticket Magazine, tout en souhaitant qu’Ismaël rejoigne la lumière dans la sérénité, présente ses sympathies à la famille, aux fans et à tous ceux que ce deuil affecte.

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