Jacmel, ville créative, crée son premier centre de recherche

Le nouveau Centre de documentation et de recherche du Sud-Est (CEDRES) organise des conférences et des ateliers pour les universitaires de l’arrondissement. Une dizaine de conférences en deux semaines, entre autres celle de du fondateur de la bibliothèque numérique Les Classiques des sciences sociales, Jean Mary TREMBLAY. Ce qui fait de ce centre de documentation récemment inauguré un nouveau foyer pour les intellectuels du Sud-Est.

Les initiateurs du Centre de recherche et de documentation du Sud-Est (CEDRES) ont procédé à son inauguration le dimanche 3 décembre 2017 en présence de plusieurs personnalités.

Ce centre de recherche n’est pas une initiative gouvernementale et n’est pas financé par une ONG non plus. C’est la concrétisation du rêve de plusieurs jeunes issus des différentes Universités de Jacmel pour la plupart des étudiants de l’École de Droit de Jacmel. Collectant leur propre fonds et l’aide de certains notables de la ville, ils ont pu louer un appartement où siège le centre.

« Ma grande peur c’est, de comprendre, qu’avec cette inauguration nous avons payé notre dû, et que ce centre nous permettra d’exorciser le mensonge dont nous portons en nous depuis la nuit des temps », c’est avec ces propos que le directeur exécutif du Centre de documentation et de recherche du Sud-est (CEDRES), Paul Jean-Mario, juriste et ancien journaliste, a salué l’événement du dimanche 3 décembre dernier tout en exhortant les membres du centre à travailler sans relâche pour y faire un temple de savoir non seulement pour eux, mais aussi pour la postérité.

Le maitre de cérémonie Joël Pierre a introduit le public dans un scénario contrasté où il a dénoncé l’autre face de la lune « pendant que des jeunes se sacrifient sans rien, dans le mépris total, pour redonner à la ville – au pays – sa grandeur, son image d’antan, les autorités locales choisissent de la ternir davantage en offrant à la population des spectacles aussi indécents, humiliants que barbares »

Le recteur de l’Université Publique du Sud’Est, le docteur Jean-Elie Gilles, dont une salle lui est dédiée, a convié le public et la population en général à conjuguer leurs efforts pour aider ces jeunes à réussir leur pari.

C’est un pari déjà gagné, pour certains critiques qui étaient présents, car, les membres du CEDRES ont assez d’audace en tentant de rêver un tel projet quand les hauts responsables n’y ont même pas osé le penser.

Jusqu’à présent, la médiathèque qui porte le nom d’un grand intellectuel jacmélien Louis Pélissier Baptiste est quasi-vide. La salle de conférence du docteur Jean-Elie Gilles – en hommage au recteur de l’UPSEJ – n’a pas de table. Le centre aura beaucoup à faire pour se donner le standard requis malgré la bonne volonté de l’équipe et le noble objectif qu’elle veut poursuivre.

Scénario contrasté où il a dénoncé l’autre face de la lune « pendant que des jeunes se sacrifient sans rien, dans le mépris total, pour redonner à la ville – au pays – sa grandeur, son image d’antan, les autorités locales choisissent de la ternir davantage en offrant à la population des spectacles aussi indécents, humiliants que barbares »

Le recteur de l’Université Publique du Sud’Est, le docteur Jean-Elie Gilles, dont une salle lui est dédiée, a convié le public et la population en général à conjuguer leur effort pour aider ces jeunes à réussir leur pari.

C’est un pari déjà gagné, pour certains critiques qui étaient présents, car, les membres du CEDRES ont assez d’audace en tentant de rêver un tel projet quand les hauts responsables n’y ont même pas osé le penser.

Jusqu’à présent, la médiathèque qui porte le nom d’un grand intellectuel jacmélien Louis Pélissier Baptiste est quasi-vide. La salle de conférence du Docteur Jean-Elie Gilles – en hommage au Recteur de l’UPSEJ – n’a pas de table. Le centre aura beaucoup à faire pour se donner le standard requis malgré la bonne volonté de l’équipe et le noble objectif qu’elle veut poursuivre.

Selon les jeunes initiateurs l’objectif premier de cette nouvelle initiative est d’armer la communauté du Sud-Est d’un autre discours dont le fondement se repose sur le vivre ensemble, la tolérance et le respect mutuel.

Entre autres, ce centre vise non seulement à effectuer des recherches dans tous les domaines de la science, mais se veut aussi entre un outil de formation en philosophie, en histoire et en français.

Pour Rodney Saintil, directeur exécutif adjoint du centre : « l’objectif premier de cette nouvelle initiative est d’armer la communauté du Sud-Ést d’un autre discours dont le fondement se repose sur le vivre ensemble, la tolérance et le respect mutuel. C’est le minimum requis de toute société républicaine et démocratique » conclut-il ?

Fevil Makenzy, secrétaire général du centre, affirme la direction du centre se promet non seulement de faire des recherches dans tous les domaines de la science, mais aussi elle offre des cours de philosophie, d’histoire, et de français gratuits à toute la population. En gros, ils — les membres directeurs – veulent expérimenter une nouvelle approche de l’apprentissage du français en Haïti.

Les habitants ont accueilli l’événement avec un enthousiasme particulier. La salle réservée aux invités était comble. On pouvait compter la présence du doyen du tribunal de Première Instance de Jacmel Me Carlo Julmice, de la commissaire du gouvernement du Tribunal de première instance de Jacmel Me Françoise Morailles, de l’ex-bâtonnier du barreau de Jacmel docteur Gérard Elie, du révérend pasteur Dieucin Marcelin, de l’ex-maire de la Vallée de Jacmel, du révérend pasteur Paul Prévot, de l’éditeur Ancion Pierre-Paul, du poète Inéma Jeudi, du docteur Jean-Elie Gilles, etc. Tous dans une atmosphère de fête et de joie ont applaudi l’initiative de ces jeunes universitaires.

Source: le national

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