La Présidence n’avait pas publié la résolution du Sénat sur Guy Philippe

Selon un conseiller du président de la République, la Présidence n’avait pas publié la résolution du Sénat relative à l’arrestation de Guy Philippe, pour protéger les institutions républicaines et aussi pour des raisons d’Etat.
C’est Guichard Doré, conseiller spécial du Président de la République qui a confié l’information dans un entretien accordé au Nouvelliste. Pour le conseiller du chef de l’Etat, Guy Philippe jouissait de toute sa liberté lorsque lui et Jovenel Moïse étaient vus ensemble durant la campagne électorale. C’était d’ailleurs un candidat et si la justice haïtienne lui reprochait quelque chose, il n’aurait probablement pas pu avoir certains documents, argumente-t-il.
Quant à la décision de Guy Philippe de plaider coupable, lundi dernier devant un tribunal américain, M. Doré, formule le vœu que la lumière soit faite sur le dossier, prétendant qu’ils ne sont ni la police ni la justice et qu’ils ne peuvent pas se prononcer sur le fond du dossier, rapporte le quotidien.

Alors que l’arrestation de Guy Philippe avait provoqué des remous au sein de la société haïtienne ramenant sur la table du débat la légalité de l’accord de 1997, au point de valoir une résolution du Sénat condamnant l’arrestation, Guichard Doré, affirme que la Présidence n’avait pas publié la résolution du Sénat dans le journal officiel du pays pour protéger les institutions républicaines mais aussi pour des raisons d’Etat. Tout en se montrant prudent sur le dossier, il soutient également que ce n’est pas le moment de dénoncer le dit accord.

Toutefois, il avance qu’il ne sait pas ce qui se serait passé si Jovenel Moïse était déjà investi dans ses fonctions en ce qui concerne l’arrestation de l’ex chef rebelle.
Rappelons que Guy Philippe a été arrêté le 5 janvier dernier à Pétion-ville puis transféré le même jour aux Etats-Unis ; après avoir plaidé non coupable lors d’une audition tenue le 13 janvier 2017, l’élu de la Grand’Anse a décidé de plaider coupable le 24 avril devant un tribunal américain risquant une peine de vingt (20) ans de prison.

Source: loophaïti

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