La région avance vers l’élimination de la rage humaine transmise par le chien

« Transmettez le message, sauvez une vie », c’est sur ce thème que l’on commémore la Journée mondiale de la lutte contre la rage. À cet effet, les dirigeants comptent entreprendre des actions significatives pour sensibiliser les populations au danger que représente la rage humaine transmise par le chien. Dans le but d’éradiquer cette maladie neurologique, des campagnes de vaccination sont prévues. Les récents résultats sont plutôt prometteurs.

Au niveau de l’Amérique latine et les Caraïbes, la rage tend à disparaitre. Pour l’année 2017, rien que 19 cas de contamination y ont été répertoriés. Ces derniers provenaient de Guatemala, la Bolivie, la République dominicaine et d’Haïti. Ces quatre pays sont les seules régions où la zoonose est endémique. Pour cette année, seulement trois cas sont recensés en Haïti. Ce qui prouve l’énorme progrès réalisé dans ce domaine depuis les dix dernières années. Mais cela n’autorise nullement aux dirigeants de baisser la garde. Surtout dans un pays vulnérable comme Haïti.

Ainsi, la lutte contre la propagation de la maladie se poursuit. « Tant qu’il y a de chiens contaminés, le risque pour les humains demeure ». Cette leçon semble être bien apprise. Plusieurs campagnes de vaccination ont été réalisées au cours des 7 dernières années. Avec le support des institution comme OPS/OMS, la Mission vétérinaire chrétienne, le Centre de prévention et de contrôle des maladies infectieuses d’Atlanta (CDC), la Banque mondiale à travers le projet de renforcement des services publics agricoles (RESEPAG) et IICA, plusieurs centaines de milliers de chiens ont été vaccinés.

Depuis 2013, une emphase est mise sur la lutte contre la rage. Le nombre de vaccins administrés en Haïti oscille entre 250 000 et 450 000 annuellement. Selon la coordonnatrice de l’Unité de protection sanitaire du ministère de l’Agriculture, Dr. Haïm Joseph, des cadres du ministère sont répartis dans les différents coins du pays afin de sensibiliser la population aux conséquences de la zoonose.

Cela explique qu’il existe dans le pays un système de surveillance épidémiologique constante. Le nombre de notification de morsures ne cesse d’augmenter. Ce qui voudrait dire que le message a été transmis. Le nombre de cas notifiés est passé de 0 à plus de 8 000 entre 2006 et 2017.

Pour la coordonnatrice, cette maladie est préoccupante dans la mesure où 99% des cas sont provoqués par des morsures de chiens. Elle a tenu à préciser que la maladie n’est transmise que par la morsure. La salive des porteurs de la rage est également une source de contamination.

C’est pourquoi, le ministre de l’Agriculture, Jobert C. Angrand, promet, avec l’aide des partenaires techniques et financiers, d’entreprendre d’autres interventions pour éradiquer cette maladie. D’ici au mois de novembre, une campagne de vaccination sera lancée sur l’ensemble du territoire national. Heureusement, s’exclame-t-il, tout n’est pas à faire.

Par ailleurs, le seul moyen d’interrompre la transmission de la rage est de vacciner au moins 80% de la population canine dans les zones endémiques. Haïti n’atteint guère ce taux idéal. Mais les efforts consentis sont considérables à ce niveau. Si l’on en croit le représentant de l’OPS/OMS, Dr. Nathaël Fenelon, depuis 1983, la date à laquelle l’OPS/OMS commence à coordonner l’action régionale visant l’élimination de la rage humaine dans la région, le taux de contamination ne cesse de diminuer dans la région. Fort de cela, il croit que l’élimination de tous les décès humains dus à la rage transmise par le chien d’ici à 2030 est un objectif réalisable dans la région tout en soulignant qu’à l’échelle mondiale 59 000 cas sont recensés chaque année.

 

Source: le nouvelliste

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