La zombification désormais traitée dans la législation haïtienne

Déposés au parlement haïtien depuis le mois d’avril 2017, les projets de refonte des codes pénal et de procédure pénale sont officiellement transmis au bureau du grand corps,le mercredi 03 octobre 2018. La commission justice, sécurité et défense nationale du Sénat de la République à qui la mission était donnée de peaufiner ces documents a bouclé son travail après 17 mois de consultations auprès de différents secteurs de la vie nationale y compris la diaspora haïtienne.

Le président de ladite commission Jean Renel Sénatus a procédé à la remise des projets de codes pénal et de procédure pénale en mains propres au vice-président du sénat de la République, Pierre François Sildor qui fait office de président du bureau en absence de Joseph Lambert, président du grand corps. Le sénateur Jean Renel Sénatus précise que 32 nouvelles infractions ont été ajoutées dans le nouveau code pénal.

L’usage abusif des réseaux sociaux qui cause de préjudice à des citoyens, les publicités mensongères et l’appel à des manifestations violentes, sont entre autres actes répréhensibles au regard de ces prochains outils pénaux, indique l’élu de l’Ouest.

La zombification, une pratique très présente dans notre société, est désormais traitée dans la législation haïtienne. Toutefois, les pères conscrits de la nation ne se sont pas penchés sur la possibilité de faire appel à des experts dans les tribunaux en vue de déceler les causes de décès d’un revenant.

Le zombi, sans statut autrefois, pourra après l’entérinement des projets des codes pénal et de procédure pénale se faire octroyer un acte de notoriété de réapparition. Il pourra jouir des droits réservés à tous les autres citoyens du pays.

La diffusion des vidéos montrant des cadavres sur les réseaux sociaux, la mutilation des cadavres et la nécrophilie sont devenus des faits réprimés par la loi haïtienne, selon l’ancien commissaire du gouvernement, Me Sénatus.

L’avortement est partiellement dépénalisé. Dans les cas d’inceste et de viol, une femme victime peut décider de recourir à l’avortement, s’est contenté de déclarer le parlementaire qui n’a pas précisé à partir de quel mois de grossesse l’avortement sera possible.

Source: loophaiti

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