Le CEP de Léopold Berlanger met le cap sur les élections d’octobre 2019

Les trois pouvoirs publics de l’État ne sont toujours pas parvenus à désigner leurs représentants pour former le Conseil électoral permanent. Pourtant, en octobre de l’année prochaine, il devrait y avoir au pays des élections pour renouveler le tiers du Sénat et la Chambre des députés. Le Conseil électoral provisoire dirigé par Léopold Berlanger démarre les mises en place en attendant la formation du Conseil électoral permanent. Ce qui est certain, selon le secrétaire général du Conseil des ministres, « avec ou sans Conseil électoral permanent, les législatives auront lieu en octobre 2019 ».

Ni le gouvernement ni la communautaire internationale n’entendent rater le cycle électoral. En octobre 2019, il doit y avoir, de toute façon, des élections législatives au pays. Les États-Unis en tête et les autres partenaires du pays s’y mettent déjà.

Des membres du Conseil électoral provisoire ont rencontré le jeudi 3 mai l’ambassadeur des États-Unis en Haïti. Selon le directeur exécutif du CEP, il était surtout question de partage d’informations sur la réalisation des élections en octobre 2019 pour renouveler le tiers du Sénat et la Chambre des députés. « On avait mis l’accent sur les préparatifs des prochaines élections », a rapporté Uder Antoine au Nouvelliste.

Il a souligné que le CEP a déjà eu d’autres rencontres avec des partenaires internationaux impliqués dans l’organisation des élections en Haïti. Le CEP a aussi rencontré avec le chef de l’État et d’autres membres du gouvernement sur la tenue des élections, a-t-il ajouté.

« Actuellement, le CEP dirigé par Léopold Berlanger travaille sur le cadre légal des prochaines élections, le budget des opérations, entre autres. Le décret électoral » de 2015 devrait être transformé en loi électorale, a annoncé Uder Antoine.

Parallèlement, la formation du Conseil électoral permanent traîne. Mais en attendant, l’institution électorale en place avance avec les préparatifs des élections. Dans l’intervalle, si les pouvoirs publics ne parviennent pas à former cette structure permanente, Uder Antoine évoque l’arrêté présidentiel de mai 2016 qui avait élargi le mandat du Conseil électoral provisoire pour dire que l’actuel CEP peut organiser les élections en attendant la formation du Conseil permanent.

En effet, selon l’article 1-6 de l’arrêté présidentiel du vendredi 27 mai 2016, le Conseil électoral provisoire « a pour mandat d’organiser les élections pour tous autres postes vacants ou qui pourraient le devenir en attendant l’établissement du Conseil électoral permanent ».

Pour sa part, le secrétaire général du Conseil des ministres abonde pratiquement dans le même sens. Les élections ne doivent pas être tributaires de la formation du Conseil électoral permanent, a affirmé Rénald Lubérice. « Avec ou sans un Conseil électoral permanent, il y aura des élections en octobre 2019 », a-t-il soutenu.

Jovenel Moïse mettra toute l’administration publique en branle pour permettre la réalisation des élections, a-t-il souligné.

Rénald Lubérice, qui participait la semaine dernière à l’émission « Haïti Sa k ap kwit » sur Télé 20, a rappelé que l’organisation des élections n’est pas seulement de la responsabilité du président de la République. Les autres acteurs doivent aussi jouer leur rôle, a fait savoir le secrétaire général du Conseil des ministres.

S’agissant de la formation du Conseil électoral permanent, il a affirmé que le gouvernement a déjà reçu plusieurs dossiers de candidature. « Il y aura une première sélection qui permettra à l’exécutif de désigner ses trois représentants au sein de l’institution électorale permanente, » a-t-il dit.

De l’avis de Rénald Lubérice, il est moins compliqué pour l’exécutif et le pouvoir judiciaire de désigner leurs représentants au CEP que le Parlement qui est une assemblée hautement politique. Il a appelé les parlementaires à faire leur choix en vue de permettre la formation du Conseil électoral permanent.

Source: le nouvelliste

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