Le chef de l’État promet un Premier ministre avant la fin de cette semaine

« D’ici cette semaine, le peuple saura le nom du Premier ministre », a annoncé mardi le président de la République après trois semaines de consultations au Palais national. « Nous allons passer dans la phase de négociations avec le Parlement pour la formation du gouvernement », a ajouté Jovenel Moïse lors d’une visite à la direction générale de la Police nationale.

Selon le chef de l’État, nommer un Premier ministre n’a jamais été facile. « Le Premier ministre doit pouvoir parler avec tout le monde, il ne doit pas faire peur à une partie et plaire à une autre », selon le profil du prochain chef de gouvernement défini par Jovenel Moïse.

Pour le président Moïse, à ce stade difficile où se trouve le pays, le dialogue et le vivre-ensemble sont nécessaires. Il a promis de nommer un nouveau chef de gouvernement qui sera au service non d’une partie, mais au service de tout le monde.

Les négociations ne peuvent pas durer éternellement, a déclaré Jovenel Moïse. « Nous sommes dans une conjoncture extrêmement difficile; la rentrée des classes c’est demain, les fêtes de fin d’année en décembre, c’est demain aussi », a-t-il fait remarquer.

Le chef de l’État a reconnu qu’il y a de grandes décisions à prendre. Mais surtout des décisions qui concernent « la caravane qui est l’un des plus grands espoirs de la population en matière d’infrastructures routières, agricoles », a-t-il dit.

Cette semaine encore, le chef de l’État a poursuivi les consultations au Palais national pour la troisième semaine consécutive depuis la démission du Premier ministre et de son gouvernement. Il s’est entretenu avec la Fédération nationale des maires d’Haïti, les fédérations des CASEC et des associations paysannes.

Entre-temps, le président de la Chambre des députés, Gary Bodeau, a exhorté le président d’accélérer le processus de désignation. Dans une correspondance envoyée à Jovenel Moïse, l’élu de Delmas a déclaré : « Tout retard dans la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale ne peut se solder que par un approfondissement des frustrations et l’exacerbation des acrimonies sociales et politiques, dangereuses pour la stabilité. La communauté nationale tout entière languit depuis trois (3) semaines dans l’expectative anxieuse du dénouement de cette crise qui n’a que trop duré… »

SelonGary Bodeau beaucoup de parlementaires lui ont fait savoir qu’ils entendent observer et permettre au président d’avoir les coudées franches pour choisir son chef de gouvernement.

S’agissant d’une courte liste de premiers ministrables en circulation, le parlementaire a indiqué que, « pour le moment, il n’y a pas de short-list de possible Premier ministre. Toutes les listes qui circulent ne sont que des listes. Tout le monde peut faire sa propre liste. »

Par ailleurs, après l’échec de la grève générale lancée lundi dernier, l’opposition politique, qui cherche à se faire une santé depuis les émeutes contre l’augmentation des prix du carburant les 6 et 7 juillet, entend maintenir la pression pour obtenir le départ du président de la République.

Source: le nouvelliste

Vous aimerez sûrement aussi Plus de cet auteur