Le « homard » en voie de disparition en Haiti et dans la Caraïbe

Les langoustes de la Caraïbe, particulièrement le Panulirus argus (langouste ou homard blanc) et Panulirus guttatus (langouste brésilienne) sont actuellement menacées à cause de la surpêche. Les deux espèces se font de plus en plus rares selon le World Wildlife Fund (WWF), organisation internationale qui protège les espèces menacées, les stocks de l’océan Atlantique nord-ouest (Caraïbe et Brésil) qui croit qu’il faut agir en urgence.

« Pour éviter que l’extinction ne devienne une réalité, les gouvernements de pays caribéens et d’Amérique Centrale ont imposé de façon simultanée une interdiction de pêche du 1er mars au 30 juin » a écrit le magazine Challenges dans un article publié sur son site. C’est, selon ce qu’indique l’article, à cette période que les langoustes se reproduisent. L’application de ces mesures d’ailleurs observées dans plusieurs zones de pêche du monde éviterait la disparition des langoustes.

Les habitants d’un village touristique de la République Dominicaine, dénommé Las Terrenas, en République Dominicaine ont démarré l’initiative « El Compromiso de la langosta » (le compromis de la langouste) pour faire face à ce problème. « Leur campagne vise à sensibiliser les acteurs, pêcheurs, restaurateurs, commerçants pour les pousser à observer cette période morte » poursuit Challenge qui traduit l’idée des habitants qui annonceront l’information sur leur site web, les réseaux sociaux et les journaux locaux afin d’avertir les touristes et les locaux.

La langouste très consommée en Haïti continue d’être pêchée sans condition malgré qu’elle fasse « l’objet d’une protection officielle ». Avec la pêche qui s’étend sur plus de 1700 km de nos côtes, la production nationale est, en effet, estimée à environ 8 000 tonnes par an, dont 2 000 tonnes de crustacés (crevette, crabes et langoustes) et 300 tonnes de lambis.

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