Le «prophète» Mackenson Dorilas sanctionné mais son assemblée est autorisée à fonctionner

L’église de Dieu les Envoyés ne sera pas fermée en dépit du fait qu’elle n’a pas de reconnaissance légale. C’est, en effet, la décision qui a été prise par le ministère des Cultes après l’audition du «prophète» Mackenson Dorilas le lundi 17 septembre. Toutefois, ce dernier est sanctionné. Il ne peut plus exercer dans son assemblée jusqu’à ce qu’il apporte avant les 30 jours francs des documents, à savoir les certificats de fin d’études, le certificat d’étude théologique et le certificat d’ordination, prouvant qu’il est habilité à pratiquer sa «prophétie». Son audition, qui s’est déroulée en présence de ses avocats et d’autres personnalités du secteur protestant, a duré plus de trois heures au ministère des Cultes.

«Il doit cesser toute déclaration à la presse pour éviter la polarisation et des choses qui peuvent soulever l’ire de la population», a préconisé le directeur général du ministère des Cultes, Evens Souffrant. Ce dernier exige que «le prophète» soit loin des caméras, ne soit au-devant de la scène, ce pour éviter que ses déclarations n’alimentent davantage le débat sur les réseaux sociaux.

«Si le message biblique n’incite pas à l’amour, à la paix et à la miséricorde on est obligé de le questionner», a avancé M. Evens Souffrant. Pourtant, a précisé Joël Turenne, des affaires juridiques dudit ministère, le ministère des Cultes n’a pas de provision légale pour s’immiscer dans les décisions internes des églises. «Le ministère s’appuie sur le décret du 18 octobre 1878 qui réglemente le fonctionnement des églises pour agir», a-t-il confié.

Le D.G Evens Souffrant dit prendre les décisions avec beaucoup de sagesse car, a-t-il soutenu, le ministère des Cultes ne constitue pas un tribunal. «Nous ne l’avons pas convoqué pour le juger mais plutôt le questionner sur sa façon de véhiculer le message qui dérange la société et lui-même», a argué M. Souffrant, qui dit attendre ces documents pour les scruter avant d’annoncer la décision finale.

Avant cette décision finale, Mackenson Dorilas a repris ses activités et critiqué ceux qui tenteraient de lui barrer la route. Ses « fidèles » sont toujours aussi nombreux.

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