Les Nations Unies dénoncent les crimes commis par des policiers

Le rapport, sorti 4 juillet porte la signature de la Section des droits de l’homme de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (Minustah) et du Bureau des droits de l’homme des Nations Unies.

« Malgré l’existence d’un cadre normatif national régulant les circonstances exceptionnelles dans lesquelles les forces de l’ordre peuvent faire usage de la force (y compris d’arme à feu), la [section des droits de l’homme de la MINUSTAH] a fait le suivi de plusieurs allégations d’usage illégal de laforce par des agents de l’État, ayant dans certains cas entraîné la mort. » peut-on lire dans le rapport (PDF) qui s’étend entre 1er juillet 2015 et 31 décembre 2016 »

« D’autres allégations de mauvais traitement et d’arrestations illégales ou arbitraires par des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) ont également été recensées » continue la SDH qui « note que malgré les efforts de communication et de transparence de la part de l’Inspection générale de la PNH(IGPNH), l’institution n’alloue pas suffisamment de ressources pour enquêter sur les crimes commis par des agents de la PNH. »

Si le rapport ne couvre pas les cas récemment médiatisés de brutalités policières, il analyse d’autres cas moins débattus dans l’actualité. Entre autres, le dossier Duvalier. La SDH écrit : « L’extrême lenteur du déroulement des procédures judiciaires dans des affaires liées aux crimes politiques du passé, comme les affaires dites « Duvalier », « Aristide » ou l’assassinat du journaliste Jean Léopold Dominique, constitue un obstacle sévère dans la lutte contre l’impunité pour le ministère public. »

La question des minorités sexuelles est aussi abordée. LaSDH a continué de suivre des allégations de discrimination fondée sur le genre, l’orientation sexuelle et le handicap et de soutenir les organisations de la société civile qui luttent contre ces discriminations. La SDH a constaté que des autorités censées protéger et faire respecter les droits de toutes les personnes sans aucune discrimination sont à l’origine de l’interdiction d’un festival culturel mettant en avant des artistes de la communauté LGBTI. Plusieurs détracteurs avaient affirmé publiquement que de tels événements perturbent la base sociale et morale haïtienne et son ordre public. »

Source loophaiti

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