L’opposition vénézuélienne exclue de l’élection présidentielle

Déjà divisée et affaiblie, l’opposition vénézuélienne se voit contrainte de se réorganiser après la décision de justice l’écartant de la course à la présidentielle, prévue d’ici fin avril, ouvrant la voie à la réélection de Nicolas Maduro.

Avec cette décision surprise, tombée dans la nuit de jeudi à vendredi, la Cour suprême de justice ordonne à l’autorité électorale d' »exclure la +Table de l’Unité démocratique+ (MUD) » du scrutin. La coalition de la MUD rassemble une trentaine de partis allant de la droite dure au centre.

La plus haute autorité judiciaire, accusée de servir le président socialiste, autorise en outre le Conseil national électoral (CNE) à repousser de six mois, soit après l’élection, l’inscription des principaux partis d’opposition. Ce processus était initialement prévu samedi et dimanche.

Parmi les formations écartées figurent D’abord la justice de l’ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles, Volonté populaire de la figure de l’opposition Leopoldo Lopez et Action Démocratique de l’ancien président du Parlement Henry Ramos Allup.

Capriles et Lopez ont été privés de leurs droits civiques et le second est également assigné à résidence, accusé d’avoir encouragé des manifestations antigouvernementales en 2014 qui ont fait 43 morts.

Impopulaire, à la tête d’un pays ruiné et cerné par les sanctions internationales, Nicolas Maduro avait déjà pris de court mardi l’opposition en avançant la date du scrutin, prévu fin 2018, et en se disant prêt à y participer.

« On va gagner l’élection présidentielle et on va le faire haut la main! », s’est félicité mercredi le chef de l’Etat lors d’un discours, fixant un objectif de 10 millions de voix. Le Venezuela compte quelque 19 millions d’inscrits sur les listes électorales.

Source: loophaiti

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