L’Unesco et la Minujusth s’allient pour promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes

C’est en présence de plusieurs dizaines de jeunes de Martissant et de Carrefour-Feuilles et des autorités gouvernementales que l’Unesco et la Minujusth ont lancé le projet, dont l’essence est d’orienter les jeunes à l’entrepreneuriat. Ils seront appuyés à tous les niveaux partant de la conception jusqu’à la création d’entreprises en passant par la rédaction de plan d’affaires. Au terme des six mois de formation, les 100 jeunes ciblés soumettront leurs projets et les meilleurs seront retenus. L’organisation internationale «Entrepreneurs du Monde» jouera un rôle important dans la sélection des projets.

Ce mécanisme, selon le représentant de l’Unesco en Haïti, Paul Gomis se veut un outil capable d’offrir des opportunités économiques à des jeunes déjà formés et sensibilisés à la violence communautaire, la gestion de conflit pour arriver effectivement à une culture de paix, de tolérance et de non-violence. Il vise, entre autres, poursuit-il, l’insertion économique des jeunes et entre dans le cadre d’un programme global de l’Unesco à travers la région prenant en compte des axes qui s’articulent sur la nécessité d’accompagner les jeunes dans cette démarche.

C’est par l’entreprise qu’on peut créer de la richesse. Il faut, recommade M. Gomis, appuyer toute initiative visant au développement des opportunités d’affaires au profit des jeunes. Il invite par ailleurs, les filles et les femmes à s’impliquer davantage afin de changer la donne.

Les jeunes font face à d’énormes difficultés. Mais, à côté de ces défis, des opportunités émergent. C’est aux jeunes, affirme le responsable de l’Unesco, de saisir ces opportunités. Et c’est l’un des objectifs poursuivis à travers ce projet. Mais ce genre de projets ne peuvent, à eux seuls, renverser la tendance. Il faut des actions plus structurantes.

A ce niveau, le protecteur du citoyen Renan Hédouville dit déceler deux freins majeurs, à savoir les troubles politiques et la gérontocratie qui nuisent à l’épanouissement des jeunes. Le responsable croit qu’il est temps d’agir. Il salue, à cet effet, la décision de l’administration en place d’accompagner la jeunesse en mettant en place une commission nationale pour l’innovation et l’insertion socioprofessionnelle de la jeunesse.

La commission a fait ses premiers pas en proposant au président de la République un projet visant à inciter les jeunes à créer des entreprises. L’auto-employabilité des jeunes constitue l’une des missions principales de la commission. Selon son représentant présent à la cérémonie de lancement du projet, dans le prochain budget, une enveloppe de 220 millions de gourdes sera allouée à ce projet. Si l’on en croit Ricardin Saint Jean, ce projet sera exécuté par le ministère du Commerce et de l’Industrie qui utilisera le fonds géré par le Fonds de développement industriel (FDI). Le vœu des autorités est de contribuer à la création de 150 nouvelles entreprises tous les trimestres.

 

Source: le nouvelliste

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