Markenzy Orcel, heureux d’être co-invité d’honneur à Livres en folie 2017 

Le jeune auteur haïtien à succès se dit heureux d’être le co-invité de la plus grande foire du livre du pays. « C’est une grande opportunité pour moi de permettre aux lecteurs haïtiens de découvrir mon œuvre », a-t-il dit lors d’une visite vendredi à Le Nouvelliste. Il en a profité pour remercier les responsables de Livres en folie pour avoir fait choix de lui. Comme pour montrer combien il prend l’événement à cœur, il annonce la publication de deux recueils de poèmes inédits à l’occasion de la foire du livre. Il s’agit de Les chants des collines édité chez Mémoire d’Encrier et Miwo miba, un recueil de poèmes en créole édité par LEGS édition. 

Être invité d’honneur à Livres en folie n’est pas le seul sujet de joie de Markenzy Orcel. Il se rejouit aussi parce qu’il va partager sa table avec Odette Roy Fombrun. Ce que le talentueux auteur considère comme une grande opportunité. « C’est une bonne chose d’associer une jeune voix à une voix expérimentée, a réagi l’écrivain qui voit en Odette Roy Fombrun une intellectuelle qui a beaucoup donné au pays. Le public va rencontrer deux auteurs ayant un écart d’âge de presque 70 ans. »

 L’écrivain qui vit à Paris dit rester attaché à sa terre natale. « J’ai grandi en Haïti. J’étais connu ici avant d’être connu à Paris », fait-il remarquer comme pour montrer le rôle d’Haïti dans son succès. Orcel visite son pays très souvent et développe de très bonnes relations avec des jeunes dans différents domaines. Selon les constats de Markenzy Orcel, il y a une génération de jeunes Haïtiens qui émergent dans différents domaines, qu’il s’agisse de littérature, du journalisme, de la musique, etc. Ces jeunes, qu’il prend plaisir à côtoyer à chaque voyage en Haïti, réfléchissent, dit-il, tous les jours pour proposer de nouvelles choses à la population. Orcel estime que ces jeunes sont très importants pour l’avenir du pays. Car, croit-il, on ne peut pas reconstruire le pays sans la prise en compte de toutes ses forces visibles et invisibles. Il a par ailleurs souligné qu’il y a chez nous un grand problème de transmission. 

Interrogé sur la clé de son succès, Markenzy Orcel a répondu sans réfléchir : « Le travail ». « Je travaille tous les jours », précise-t-il, ajoutant qu’il ne croit pas au talent. Il place toutefois un bémol. « Sinon, ma réussite est 10% de talent, 90% de travail. » 

Pour faire découvrir davantage son œuvre au public haïtien, Markenzy Orcel doit participer à plusieurs émissions de radio et de télévision et à des événements publics.
Jean Pharès Jérôme

Source: le nouvelliste 

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