Premier symposium sur le bien-être animal en Haïti

Le 4 octobre marque la Journée mondiale des animaux. En cette date, Heifer International Haïti et le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) ont conjointement organisé, à l’hôtel Montana, le tout premier symposium portant sur le bien-être animal. Par ce symposium, ces 2 institutions veulent mettre en relief la situation des animaux et inciter les institutions publiques et privées, de simples amants d’animaux, à chercher des pistes d’amélioration sur la condition de vie des animaux.

«Bien-être animal pour le bien-être des humains », c’est autour de ce thème que l’ONG Heifer International Haïti et le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) s’associent pour marquer la Journée mondiale des animaux, en organisant, ce jeudi 4 octobre 2018, le tout premier symposium qui concerne le bien-être animal en Haïti.

Lors de cette journée, les participants ont analysé la situation du bien-être animal en Haïti, identifié entre eux des stratégies qui peuvent aider au changement de comportement de simples individus et des institutions envers les animaux et proposé des pistes de solution pouvant aboutir à un document traitant l’importance du bien-être animal.

La sécurité alimentaire et la résilience des communautés rurales haïtiennes dépendent essentiellement des animaux. Vu de l’importance de ces derniers, M. Cherubin pense que ces animaux méritent un meilleur traitement. « Ces animaux, qui nous ont tant donné, qui continuent à contribuer à notre joie et améliorer nos conditions de vie, devraient nous faire penser au fait qu’un meilleur traitement pourrait nous profiter davantage ».

Le patrimoine zoo génétique d’Haïti est l’un des plus élevés de la Caraïbe, pourtant ce sous-secteur est à 80 % entre les mains des petits éleveurs sans encadrement technique adéquat, formations appropriées et crédit. En se référant au Recensement général agricole (RGA, 2008/2009) et les prix moyens actuels des animaux d’élevage, le responsable de Sante et de production animale de Heifer International Haïti, Dr Harry Charles, a révélé que, le patrimoine économique que représente l’élevage est estimé à plus de 54 milliards de gourdes, soit plus de 800 millions USD.

Alors, pour le bien-être des communautés, pour la production nationale, pour notre santé, Dr Charles estime que nous devons agir pour une meilleure prise en charge de ce patrimoine économique et zoo génétique du pays et lutter pour le respect des animaux en accentuant sur les cinq libertés du bien-être animal. « Ne pas souffrir de la faim ou de la soif, accès à de l’eau fraîche et à une nourriture adéquate assurant la bonne santé et la vigueur des animaux. Ne pas souffrir d’inconfort, environnement approprié comportant des abris et une aire de repos confortable ».

De son côté, la coordonnatrice de l’Unité de protection sanitaire (UPS) du MARNDR, Dr Haïm Joseph Corvil, a souligné que cette activité, organisée par Heifer international et le MARNDR, s’inscrit dans le cadre d’une grande perspective pour la santé animale et la santé publique. Et par ce symposium, selon la coordonnatrice de l’UPS, l’objectif visé est de contribuer à l’amélioration de la santé et le bien-être des animaux au bénéfice de la population haïtienne.

De plus, elle avance ses dires en faisant croire que, depuis 2016, l’Organisation mondiale de la Santé animale (OIE) fait la promotion du concept « un seul bien-être », qui reconnait que le bien-être des animaux contribue directement à celui des humains par l’apport de protéine animale de qualité, la compagnie, la recherche biomédicale, l’éducation, la santé publique à travers la prévention des zoonoses et c’est toute l’économie qui en dépend.

À titre de rappel, le 4 octobre est consacré par l’Organisation des Nations unies (ONU) comme la Journée mondiale des animaux. Chaque année, les défenseurs des animaux du monde entier célèbrent cette date dans l’idée de sensibiliser la population mondiale, mais attirer l’attention des autorités concernées sur la cause animale. Le 4 octobre, c’est aussi la célébration de la fête de Saint-François-d’Assise, le patron et protecteur des animaux. Le fondateur de l’ordre des Franciscains et saint patron des animaux considérait, en effet, les animaux comme des créations vivantes de Dieu, les élevant au rang de frère de l’homme. Pour saint François d’Assise, même un ver de terre répondait à la volonté divine et était digne de protection. Ce n’est donc pas un hasard s’il est généralement considéré comme le premier défenseur des animaux.

Peterson Jean Gilles

 

Source: le national

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