Première édition du festival de fanal à Ouanaminthe

La première édition du festival de fanal à Ouanaminthe est l’une des plus belles à laquelle j’ai participé dans la ville. Depuis ma naissance, je n’avais jamais vu de fanaux. Je n’en avais jamais entendu parler non plus. Ils sont très jolis. Ils ont été fabriqués sous forme de maison et j’aime aussi et surtout le scintillement de la lumière », a déclaré Nymrode Charles, un élève de 6e année à l’école Jean-Robert Élie. L’écolier a aussi remercié cordialement les organisateurs de cet évènement pour cette opportunité qu’ils lui ont offerte de découvrir une si belle chose comme le fanal.

Si, pour Nymrode Charles, le festival est un évènement inédit, il en est de même pour beaucoup d’autres élèves, qu’ils soient du Berceau du savoir et de l’école nationale de garçons. Selon Ronaldo Louis du Collège Eurêka, l’activité permet aux différents élèves de Ouanaminthe de pouvoir se rencontrer et de partager quelque chose en commun : le fanal. Il dit être très content pour ce geste, car il sait ce qu’est un fanal et qu’il sait désormais en fabriquer aussi.

«J’espère être là pour la deuxième édition. Je ne veux rater aucune édition de ce festival », a-t-il exprimé. À travers les propos de ce garçon tenant un fanal qu’il venait d’apprendre à fabriquer, on pouvait déceler toute sa joie et sa fierté de pouvoir créer un objet aussi beau et lumineux.

Des filles de l’école nationale de Dilaire ont exprimé leur consentement vis-à-vis du festival. Dendjina Jean et Jinia Joachim, deux bonnes amies, disent êtres contentes parce qu’elles ne savaient pas ce que c’est qu’un fanal et qu’elles ne pouvaient pas en fabriquer non plus. « J’aime l’architecture et la lumière des fanaux. Ils me font penser automatiquement à la fête de Noël», a signalé l’une d’entre elles, tandis que l’autre a pris le soin de dire que « quand on a un fanal chez soi, on aura sûrement envie d’y rester ».

De l’avis de Sem Pierre, membre organisateur, cette activité s’inscrit dans une perspective de retour à la tradition des fanaux qu’on constatait autrefois à Ouanaminthe. « Dans un passé récent, les fanaux faisaient encore partie de nos belles traditions. De nos jours, on constate, perplexe, l’effritement de ces valeurs, piliers de notre culture du vivre-ensemble et de rapport à l’autre. Nous, au sein de Plaidoirie pour l’innovation et le rayonnement de Ouanaminthe, nous avons organisé cette activité sous le patronage d’autres institutions en vue de faire revivre cette culture du rassemblement et d’échapper à cet oubli », a fait remarquer le promoteur social. Il a aussi mis l’accent sur le travail environnemental, la valorisation des bâtiments construits, le souci de l’architecture, de la propreté et de l’urbanisation que l’apprentissage de la fabrication des fanaux confère aux enfants.

Tout comme Sem Pierre, qui croit que, dans dix ou vingt ans, la ville de Ounaminthe, le département du Nord-Est et le pays tout entier doivent changer, l’intervention de Stanley Junior Mésalier va dans le même sens. Dans ses propos, le membre d’Indigène a souligné l’importance d’investir dans le social. Il dit que cet acte permet de changer la donne, non seulement il est profitable pour les générations actuelles, mais aussi il sera bénéfique pour celles à venir.

« Il est d’autant plus crucial de poser des actes d’intérêt général parce qu’ils nous font sortir de notre individualité afin d’embrasser la cause de la cité, l’une des missions de la politique. Cela permet d’avancer dans la vie, de grandir dans ses convictions et de reconnaître publiquement le choix que l’on fait», a-t-il relevé. Il dit au passage que nous avons un pays à construire et, de ce lieu-là, nous devons partir des plus petits aux plus grands.

Source: le nouvelliste

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