Prix de la meilleure journaliste : les voix ont porté sur Emeline Zougmoré de la RTB radio

Ouagadougou. Le samedi 20 octobre. Le Centre national de Presse Norbert Zongo a, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la liberté de la presse, magnifié l’excellence des femmes journalistes à travers le concours «Prix de la meilleure journaliste ».

 

La meilleure journaliste 2018 du Burkina s’appelle Emeline Zougmoré de la RTB radio. Elle a été distinguée, à travers son article intitulé « Le rapt des filles à l’est du Burkina » le samedi 20 octobre, au cours d’une soirée gala, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la liberté de la presse.

Comme il de coutume, depuis quelques années, le Centre national de Presse Norbert Zongo a, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la liberté de la presse, magnifié l’excellence des femmes journalistes à travers le concours «Prix de la meilleure journaliste ». Cette compétition vise à encourager les femmes de média et booster leur inspiration journalistique, au-delà des Galian organisés chaque année par le ministère de la Communication. Le Centre national de Presse Norbert Zongo, initiateur dudit prix est en effet convaincu des nombreuses contraintes du métier de journaliste pour la gent féminine qui, très souvent, doit concilier vie professionnelle et vie conjugale. Le moins qu’on puisse en dire est que les femmes, toujours sous représentés dans les médias ont apprécié l’initiative à laquelle elles ont adhéré. 26 œuvres ont été présentées par 16 candidates. Cette année, le jury du Prix de la meilleure journaliste, a décidé de prendre en compte chaque catégorie de média c’est-à-dire la presse écrite, la radio et la télévision. La maitrise du genre rédactionnel, le style, l’intérêt et la pertinence du sujet sont des critères qui ont servi à départager les candidates. Toutefois, Le jury a déploré la confusion des genres, la mauvaise présentation des supports de certaines œuvres et a décidé de déclasser les œuvres télévisuelles en compétition.

Pour le ministre de la communication Rémis Fulgance Dadjinou, il y a un travail qui doit être fait au niveau des rédactions afin d’éviter la confusion : « le problème n’est pas dans la formation mais dans l’acquisition qu’on a des bonnes méthodes ».

Cette « confusion » mise à part, les plus méritantes ont été distinguées. Et à l’arrivée c’est… Emeline Zougmoré de la RTB radio qui a décroché le super lot pour son œuvre « Le rapt des filles à l’est du Burkina ». Avec une moyenne de 15/20, elle succède ainsi à Habibata Wara au titre de la meilleure journaliste de l’année 2018. Raflant ainsi la mise de 1 500 000 francs CFA et deux trophées : celui de la meilleure journaliste en radio et de la meilleure plume féminine de l’année.

Dans la catégorie presse écrite et en ligne, Fleur Birba des éditions Sidwaya est monté sur la haute marche du podium avec son article « Déguerpis de Koukoufouanou : Des « réfugiés » sans abri depuis deux ans ». Elle a remporté un trophée et la coquette somme de 500 000 francs CFA
Ce fut donc une belle soirée rythmée par des prestations artistiques et humoristiques. Invite a aussi été faite aux autres femmes journalistes à une meilleure participation en 2019.
Halim K (aouaga.com )

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