Programme de lecture financé par l’USAID, l’ambassadeur des États-Unis note du succès

Pour sa première visite de terrain comme ambassadeur des États-Unis en Haïti, Michele Sison a choisi de se rendre à l’Ecole nationale de Tabarre. Un établissement « dans le voisinage » de l’ambassade. Les élèves de première année fondamentale ont accueilli l’ambassadeur par des chants et des démonstrations en lecture. Pourquoi ? Cet établissement fait partie des écoles (plus de 600 à travers le pays) bénéficiaires d’un programme de lecture et d’écriture du ministère de l’Education nationale financé par l’USAID. 34 millions de dollars sont décaissés pour financer ce programme considéré comme un gâchis par des membres du secteur éducatif. Ce que réfutent les responsables du programme qui notent plutôt des progrès en lecture et en écriture chez les enfants bénéficiaires.

Contrairement aux critiques, l’ambassadeur des États-Unis en Haïti dit constater « du succès » dans la mise en application de ce programme. « Je suis très contente de visiter cette école (…) J’ai vu du succès dans les salles de classe, le succès est là sur le terrain, s’est-elle félicitée. Notre assistance bilatérale est très importante. Il faut mettre l’accent sur le partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale. Ces enfants sont l’avenir de ce beau pays… », a ajouté l’ambassadeur à la fin de la démonstration spéciale préparée en prélude à sa visite.

Présente en la circonstance, la coordonnatrice de l’Unité de développement des compétences en lecture, écriture, et mathématiques (UDCLEM) au sein de l’Education nationale, Rosalie Laramé Josma, a rappelé que ce programme co-implémenté par le ministère de l’Éducation et l’USAID a été mis en place après des évaluations du niveau des écoliers en lecture et en écriture. « On avait relevé de sérieux problèmes en écriture et en lecture, dit-elle. Quand un élève ne peut pas lire, il ne peut pas comprendre non plus. Quand l’élève cumule des déficits en lecture et en écriture, ces déficits le poursuivent jusqu’à la fin de sa scolarité et même à l’université », fait remarquer Rosalie Laramé Josma, qui note, elle aussi, des progrès dans le programme.

Pour ce programme, l’USAID développe des matériels basés sur la méthode scriptée afin de faciliter le travail des professeurs. Le programme sur lequel beaucoup de firmes ont déjà travaillé depuis 2012 concerne des élèves de première à quatrième fondamentale. « Ce sont des classes de base. Si l’élève réussit ces quatre classes, c’est plus sûr pour la suite de sa scolarité », souligne la coordonnatrice de l’UDCLEM.

Si les critiques font croire que le gros de l’enveloppe financière du porgamme était consacré à la logistique, à la maintenance des bureaux et aux salaires des experts expatriés, les responsables ne voient que l’aspect positif, même si l’on ne peut pas encore parler d’impact. L’évaluation de l’impact de ce programme est en cours », a indiqué Rosalie Laramé Josma.

Il revient au ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle de valider le programme dont le principal objectif est d’améliorer les compétences des élèves en lecture et en écriture. Ce qui n’est pas encore fait.

Source: le nouvelliste

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