Selon le palais national, même le gouvernement n’a pas été bien informé de la hausse des prix de l’essence

Le secrétaire général du Conseil des ministres, Rénald Lubérice, a informé ce mercredi que des responsabilités seraient fixées suite aux actes de violence et les casses enregistrés le week-end écoulé à cause d’un déficit de communication du gouvernement. « La chaîne de sécurité n’a pas fait son travail. Le gouvernement n’a pas pris les mesures d’augmenter les prix des produits pétroliers au bon timing », a concédé le secrétaire général du Conseil des ministres. Il continue pour déplorer que, même au niveau du gouvernement, l’information sur la hausse des prix des produits pétroliers dans les pompes n’a pas été correctement communiquée, voire à la population.

« Il y a des manquements, quand cela se produit, il faut qu’il y ait des sanctions », a-t-il assuré. Cependant, Rénald Lubérice a indiqué que les responsabilités n’allaient pas être fixées dans l’émotion pour éviter un autre chaos. « Il ne faut pas ajouter du chaos au cahos. Il faut fixer clairement les responsabilités face aux conséquences », a-t-il fait remarquer, signalant que c’était un moment déplorable pour le pays.

Intervenant sur les ondes de Radio Métropole, Rénald Lubérice ne dédouane pas le palais national qui a des responsabilités propres et constitutionnelles. Toutefois, il a rappelé que l’exécutif était bicéphal.

Rénald Lubérice a confié par ailleurs que le président Jovenel Moïse a rencontré le secteur privé des affaires et que des évaluations sont en cours pour identifier toutes les victimes et faire un bilan des dégâts pour décider sur chaque cas.

À la question de savoir si le président de la République soutient encore le PM Lafontant, qui doit se présenter à la Chambre basse le 14 juillet, le secrétaire général du Conseil des ministres explique que l’exécutif n’interferera pas et laisse le Parlement joue sa partition. « Il n’y a pas de mal qu’un gouvernement soit interpellé par les parlementaires », a-t-il souligné.

Il a évoqué plus loin que le palais national, précisément le président de la République, dans un état de fait, n’a pas d’amis. « Quand on occupe un poste, il faut donner des résultats », a-t-il soutenu.

Source: le nouvelliste

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