Serena Williams : « J’ai failli mourir après avoir donné naissance à ma fille« 

Dans une tribune publiée sur le site de CNN, Serena Williams est revenue sur la naissance de sa fille en septembre dernier et sur les complications liées à son accouchement. Révélant avoir « failli mourir », la tenniswoman en a profité pour alerter l’opinion publique sur les inégalités d’accès aux soins pour les jeunes mamans et les nouveaux-nés.

« J’ai failli mourir après avoir donné naissance à ma fille. » C’est par ces mots très forts que commence la tribune de Serena Williams publiée cette semaine sur le site de la chaîne américaine CNN. Cinq mois après la naissance de sa fille Olympia, la championne de tennis est revenue sur son accouchement et les complications qui en ont découlé.

« Alors que j’ai eu une grossesse plutôt facile, ma fille est née par césarienne après que son rythme cardiaque ait soudainement chuté durant mes contractions, raconte l’Américaine, revenue sur les courts le 11 février dernier en Fed Cup. L’opération s’est déroulée en douceur et avant même que je ne m’en rende compte, Olympia était dans mes bras. C’était le moment le plus incroyable de ma vie. Mais ce qu’il s’est passé juste 24 heures après l’accouchement a été six jours d’incertitude. »
Serena Williams explique avoir été victime d’une embolie pulmonaire, une maladie provoquant des caillots dans le sang et obstruant le système artériel irriguant les poumons. Une pathologie dont elle souffre depuis plusieurs années et pour laquelle elle avait déjà été hospitalisée en 2011.

 » Sans leurs soins, je ne serais pas ici aujourd’hui. »

« Cela a déclenché une série de complications auxquelles je suis heureuse d’avoir survécue. D’abord, la cicatrice de ma césarienne s’est ouverte à cause de l’intense toux provoquée par mon embolie. Je suis retourné au bloc opératoire et les docteurs ont découvert un large hématome, un gonflement de sang coagulé, au niveau de mon abdomen. Et je suis ensuite retourné dans la salle d’opération afin d’éviter que les caillots atteignent mes poumons. Quand je suis finalement rentré chez moi, j’ai dû passer les six premières semaines de ma maternité au lit. » S’estimant « chanceuse » d’avoir survécue, la tenniswoman a tenu à remercier l’équipe médicale qui s’est occupée d’elle : « Ils ont su exactement comment gérer cette tournure compliquée des évènements. Sans leurs soins, je ne serais pas ici aujourd’hui ». En racontant aujourd’hui son histoire, Serena Williams espère alerter l’opinion publique sur les inégalités d’accès aux soins pour les jeunes mamans et leurs enfants, que ce soit aux Etats-Unis ou dans le monde, où 2,6 millions de nouveaux-nés meurent chaque année selon un rapport de l’UNICEF.

Source: Afriquefemme

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