Tourisme: Les Haïtiens se rendant au Chili ne pourront plus travailler

À peine monté à la tête du pouvoir au Chili, Sébastián Piñera émet une loi interdisant aux immigrants haïtiens et étrangers de travailler dans le pays. Cette loi entrera en vigueur à partir du 16 avril prochain. Les Haïtiens qui feront une demande de visa à partir de cette date devront préciser qu’ils partent au Chili comme touriste.

 

« Compte tenu de la situation de notre pays (…), il a été décidé d’exiger, à partir du 16 avril 2018, l’obtention d’un Visa Consulaire pour Tourisme Simple, avec droit de revenir et à la permanence au Chili pour une période maximale de 30 jours », a martelé Sébastián Piñera dans une présentation cet après-midi.

Cependant, les citoyens d’origine haïtienne qui ont déjà un membre de leur famille au Chili avec leur statut d’immigration régulier auront la possibilité d’accéder aux visas de regroupement familial.

Les étrangers qui aimeraient voyager au Chili devront formuler une demande de résidence temporaire à partir de leur propre pays. Il existe désormais trois types de visas disponibles pour voyager au Chili, selon les informations de Publimetro.

Le premier est un « Visa d’opportunité temporaire » qui est « destiné aux migrants de tous les pays qui souhaitent venir dans notre pays pour entreprendre et travailler pendant une période de 12 mois, extensible par un temps. Il cédera ensuite la place à la possibilité de demander la résidence définitive ».

Ensuite, il existe un visa d’« Orientation temporaire Visa International » qui, selon le président, est pour « les étrangers titulaires d’un diplôme d’études supérieures d’une université figurant dans les 200 premières places du classement QS World University et qui souhaitent entreprendre et travailler dans notre pays Ex.:. Médecins spécialistes, des scientifiques, entre autres ».

Finalement, un « visa d’orientation national temporaire » qui est le seul qui peut être demandé au Chili, mais seulement pour ceux qui « obtiennent des diplômes de troisième cycle dans des universités chiliennes agréées et souhaitent séjourner et travailler au Chili ».

Le président a, cependant, fait mention d’une considération spéciale pour le peuple vénézuélien dont le pays traverse une crise politique actuellement. Un « visa démocratique » a été créé leur permettant de séjourner dans le pays pendant un an renouvelable et de demander ensuite une résidence permanente

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