Trump se dit prêt à revoir Poutine et attaque les journalistes

En pleine polémique sur ses déclarations d’Helsinki, Donald Trump s’est dit jeudi impatient d’une nouvelle rencontre avec Vladimir Poutine, s’en prenant aux journalistes coupables à ses yeux de ne pas avoir souligné le « grand succès » de leur sommet.

Trois jours après ce rendez-vous qui l’a mis en porte-à-faux avec les agences américaines de renseignement en raison de ses atermoiements sur l’ingérence russe dans la présidentielle, il peine à éteindre l’incendie.

« J’attends avec impatience notre deuxième rencontre pour que nous puissions commencer à mettre en place certaines des choses dont nous avons parlé », a-t-il ajouté.

Fait remarquable, M. Poutine avait, quelques heures plus tôt, lui aussi dénoncé les critiques visant M. Trump, stigmatisant les « forces » aux Etats-Unis « prêtes à sacrifier les relations russo-américaines à leurs ambitions ».

– « Une mauvaise semaine » –

« En ce qui concerne la Russie, cela a été une mauvaise semaine et il est impératif que (Donald Trump) comprenne qu’il a mal évalué Poutine », a lancé le sénateur républicain Lindsey Graham, un sénateur républicain pourtant souvent en phase avec le milliardaire.

M. Poutine avait alors proposé de permettre à Washington d’interroger 12 agents du renseignement russes inculpés aux Etats-Unis pour interférence dans l’élection, mais à la condition d’une « réciprocité » sur des Américains soupçonnés « d’activités illégales ».

Après avoir laissé plané le doute mercredi, ce qui a suscité une nouvelle tempête dans la capitale fédérale américaine, Sarah Sanders, porte-parole de l’exécutif, a indiqué que le président n’était « pas d’accord » avec cette proposition.

Fait rare, le directeur du renseignement américain, Dan Coats, est monté au créneau pour défendre le travail de ses équipes après les propos de M. Trump –sur lesquels il est partiellement revenu depuis– mettant en doute l’ingérence russe.

Parallèlement, le président américain fait face à une autre polémique après avoir qualifié le Monténégro de « tout petit pays (…) avec des gens très forts, très agressifs ».

Podgorica a en particulier souligné qu’il le faisait notamment « aux côtés des soldats américains en Afghanistan ».

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