Un jeune haïtien lauréat à un concours littéraire en France

Les deux premiers lauréats du Prix Stéphane Hessel 2017 sont une Libanaise et un Camerounais. Phew Laroc, Haïtien âgé de 25 ans, a reçu un prix spécial pour sa nouvelle « Visages dans la nuit ».
« Cette nouvelle est un souffle d’espérance », reconnait un article de RFI consacré à l’activité. Le récit de Phew Laroc « s’inspire du violent séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010. Malgré le chaos, les Haïtiens se battent pour rester debout. Dans son texte, l’espoir, comme le dit Paul Verlaine, luit comme un brin de paille dans l’étable. »

Le jeune homme de 25 ans, étudiant en sociologie, n’est quand même pas à son premier coup d’essai. Son aventure dans la l’écriture a débuté réellement lorsqu’il avait seulement 16 ans. Il a obtenu le premier prix ex-æquo du concours de dessin-récit Croquons la francophonie, édition 2014-2015, sur le thème de l’interculturalité francophone.

Cette cinquième édition du Prix Stéphane Hessel de la Jeune écriture francophone était consacré au thème espoir. Le verdict du jury a donné les deux jeunes écrivains Romy Batrouni, Michel Dongmo Evina, respectivement premier et deuxième lauréat.

Mais le sacre de Romy Batrouni est tout un symbole. Car en plus d’être première lauréate, elle est la première femme à recevoir les honneurs du Prix Stéphane Hessel. Elle a reçu cette distinction pour sa nouvelle « La ville espoir ». Un texte qui « traduit l’aspiration de toute une jeunesse du Proche-Orient qui se bat constamment en faveur du renouveau. Elle dénonce les systèmes et leurs coercitions », a souligné Radio France Internationale.

La jeune Libanaise de 24 ans est titulaire d’une licence en droit et d’un master en droit privé général. Elle a déjà remporté plusieurs prix, comme le concours d’écriture Imaginez le Liban de 2050, le concours d’écriture La Francophonie pour la Paix de l’Agence universitaire de la Francophonie, en 2015 et le Prix Louis Delamare en 2016.

Lancé dans l’écriture il y a deux ans, Michel Dongmo Evina, 22 ans, actuellement élève-professeur à l’Ecole normale supérieure de Yaoundé Le Camerounais Michel Dongmo Evina, a reçu le deuxième prix pour sa nouvelle Naufragé du destin. Dans son récit, le jeune camerounais « décrit les dynamiques migratoires avec un regard acerbe. Il dénonce les passeurs, relate les dangers des traversées et éveille les consciences sur les sorts des migrants qui cherchent à rejoindre l’Europe. »

La remise des récompenses du Prix Stéphane Hessel 2017 a eu lieu mardi 9 mai dernier « dans les prestigieux salons de la questure », en France.

Organisé par l’Alliance Francophone, RFI et K Editions, ce concours littéraire a pour objectif de donner aux jeunes francophones la possibilité de s’exprimer et de contribuer au renouvellement de la création littéraire.

Source:loophaiti

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