Une femme accouche d`un petit garçon grâce à une greffe d`utérus de sa jumelle

La naissance d’un petit garçon, ce jeudi en Italie relève d’un exploit scientifique. Sa mère a en effet bénéficié d’une transplantation d’utérus grâce au don de sa sœur jumelle. Derrière cette prouesse, le spécialiste suédois Mats Brännström.

 

Ce n’est pas tout à fait une première puisque onze enfants sont déjà nés après que leur mère a bénéficié d’une transplantation d’utérus mais c’est la première fois qu’une greffe entre deux sœurs jumelles aboutit à une naissance, rappelle Libération.

Selon les informations du quotidien, un petit garçon né à Bologne (Italie) ce jeudi, est le premier bébé issu d’une greffe d’utérus entre jumelles.

La maman, une jeune femme d’origine serbe et italienne d’adoption, est née avec une malformation congénitale qui l’a privé d’utérus. Celle qui pensait ne jamais pouvoir enfanter a reçu, en mars 2017, un cadeau très précieux de sa sœur. Sa vraie jumelle lui donne son utérus raconte Libération.

Dans les mains d’un pionnier

Grâce aux avancées de la médecine et à l’expertise de Mats Brännström, pionnier de ce genre de greffes, son rêve d’enfanter est devenu réalité. L’équipe du directeur de Stockholm IVF, branche du groupe Eugin qui possède des centres de reproduction un peu partout dans le monde, est intervenue pour prélever et transplanter l’utérus d’une sœur à l’autre. Cette intervention qui a duré quinze heures – dix pour le prélèvement et cinq pour l’implantation – a été réalisée au Children University Hospital de Belgrade, en Serbie. Après une grossesse sans problème, le petit garçon est né jeudi matin sous césarienne, à l’hôpital universitaire Sant Orsola de Bologne.

« Cela s’ajoute au succès initial de la transplantation mère-fille, où nous avons constaté un taux de naissance (bébés rentrés à la maison) de 85% » Mats Brännström

L’avantage d’une greffe entre vrais jumeaux c’est que le receveur n’a pas besoin d’utiliser d’immunosuppresseur, le matériel génétique du donneur étant identique. «C’est une étape importante dans le domaine de la médecine de la reproduction et de la chirurgie de transplantation. Cela s’ajoute au succès initial de la transplantation mère-fille, où nous avons constaté un taux de naissance (bébés rentrés à la maison) de 85%.»  s’est félicité Mats Brännström qui a neuf greffes d’utérus à son actif depuis 2013. Elles ont abouti à huit naissances et à une grossesse en cours.

 

Source: ledauphine.com

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