Vol de bagages à l’aéroport : l’AAN nie et conseille de porter plainte

De la salle de départ à la salle d’arrivée, en passant par la piste d’atterrissage, les journalistes ont fait le tour de l’aéroport international, sous les auspices de l’Autorité aéroportuaire nationale (AAN), afin d’observer l’embarquement et le débarquement des malles. Cette démarche des responsables de l’ANN visait à expliquer le parcours des malles et l’impossibilité de prendre en cachette quelque chose. L’arrivée à point nommé d’un avion d’une ligne aérienne, Jet Blue, a facilité les responsables de l’AAN d’illustrer leurs explications. Ainsi, les journalistes ont assisté au débarquement des malles. La police a procédé à la fouille de la personne, un employé de la ligne aérienne, chargée de les débarquer.

«Un parcours de moins de 100 mètres est effectué par les malles une fois débarquées de l’avion pour arriver à la salle de livraison», a indiqué un des guides. Quelques caméras installées permettent aussi d’observer les travailleurs lorsqu’ils déchargent les charriots. Outre les dispositions prises pour assurer la sûreté des voyageurs et des bagages, les guides montrent des listes de produits affichées dans la salle de départ qui font l’objet d’interdiction lors des voyages. Ces derniers ont expliqué que les voyageurs peuvent récupérer à leur retour les produits non périssables laissés à l’aéroport à cause de l’interdiction. Les responsables disent vérifier tous les bagages avant l’embarquement.

Fini la visite guidée, les responsables de l’AAN, de HAMMASERCO ont mis le cap sur la salle de conférence de l’aéroport Toussaint Louverture afin de répondre aux questions des journalistes. «Dans le temps, il y avait un ou deux cas de vols enregistrés dans l’aéroport et la justice a été saisie de la question», a indiqué Ernst Renaud, directeur des opérations à l’AAN. Les responsables de l’AAN laissent croire que les voyageurs ne sont pas victimes de vol à l’intérieur de l’aéroport. Le responsable de la sûreté, Dimitri Bastien, a fait savoir que les normes et les procédures appliquées à l’aéroport international Toussaint Louverture sont celles utilisées dans les pays membres de l’OACI (l’Organisation de l’aviation civile internationale).

«Les personnes victimes de vol au niveau de l’aéroport doivent porter plainte pour que le suivi soit assuré», a affirmé Hervé Mouscardy, responsable d’un tour opérateur. «La plainte doit être adressée aux responsables de la ligne aérienne à qui la personne avait confié la malle», a précisé M. Mouscardy. Quant à Lourdes Berthony, une responsable de HAMMASERCO, elle a souligné que les voyageurs doivent savoir quand ils achètent un billet d’avion ils ont une sorte de contrat avec la ligne aérienne. «Les lignes aériennes n’ont pas de feed-back sur la qualité de leurs services offerts en Haïti», regrette madame Berthony.

Les responsables de l’AAN ont assimilé à des rumeurs les informations relatives à des vols de bagages dans l’aéroport. Ils ont souligné que cette conférence avait pour objectif d’infirmer ces informations qui ternissent l’image de l’aéroport international Toussaint Louverture.

 

Source: le nouvelliste

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