Haïti – FLASH : Vrai attaque du Parlement ou mise en scène ?

Des individus non identifiés ont « attaqué le Parlement », en lançant de la rue une grenade, dont le modèle sera déterminé par l’enquête, contre la Parlement vers 4h00 du matin, plusieurs coups de feu ont également été tirés, des impacts de balles étaient visibles lundi matin sur la porte vitrée qui donne accès à la salle d’accueil de la Chambre basse. Notons que dans l’espace ou se trouve cette porte, plus de 4 caméras de surveillance sont installées, malheureusement, il semble qu’aucune n’est fonctionnelle selon certaines sources…

Toutefois, ces impacts posent question, car il est impossible en tirant de la rue d’atteindre cette porte. Lundi une source policière a déclaré « non officiellement », que les impacts de balles avaient été tirés de l’intérieur vers l’extérieur et non l’inverse. Une suspicion que partage également le Sénateur Willot Joseph qui a déclaré sur les ondes d’une radio de la capitale, qu’il estimait qu’il s’agissait d’un montage et non d’une véritable attaque. Toutefois, les raisons de cette éventuelle mise en scène [intimidation ?] et les mains qui se cachent derrière, restent pour le moment dans le domaine de la spéculation.

Lundi, le Commissaire du Gouvernement, Me Ocname-Clamé Daméus, a indiqué que la Direction Centrale de la Police judiciaire (DCPJ) avait reçu l’ordre d’interroger tous les agents affectés à la sécurité présent au Parlement au moment de l’incident, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur ajoutant que des personnes qui incitent la population à la violence sur les réseaux sociaux seront également entendues lors de cette enquête ainsi que les agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) affectés à la sécurité du Parlement.

Le Commissaire Berson Soljour, Directeur Départemental de l’Ouest de la PNH, la Police scientifique et d’autres unités spécialisées de l’institution policière, ainsi qu’un juge de Paix, étaient également sur les lieux pour les constats légaux.

Les agents de la DCPJ voulant poursuivre à leurs bureaux les interrogatoires avec quelque agents de sécurité, ont été empêchés de quitter le Parlement par d’autres agents qui ont bloqué toutes les barrières, laissant libre cours à la violence. Les journalistes ont été empêchés d’exercer leur métier, des agents ont endommagé ou détruit le matériel de plusieurs de nos confrères dont certains ont été frappés et menacés lors des échauffourées.

Des députés du Bureau de la Chambre basse ont déploré ces violences contre les médias, Joseph Lambert, le Président du Sénat a condamné ces actes brutaux et présenté des excuses aux journalistes leur assurant que toutes les mesures seront prises avec la plus grande rigueur contre les agents impliqués dans ces cas d’agressions.

Le Parlement est désormais sous surveillance des autorités policières.
Source: Haitilibre

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