Jovenel Moïse complète le haut état-major des nouvelles Forces armées d’Haïti

Dans un communiqué publié mardi, le ministère de la Défense a informé le public en général et la presse en particulier que, conformément à ses engagements matérialisés dans les deux arrêtés des 16 et 17 novembre 2017, portant respectivement le rétablissement des Forces armées d’Haïti (FAD’H) et la nomination du commandant en chef intérimaire, le président de la République a procédé aux nominations suivantes dans les Forces armées d’Haïti : le général de brigade Sadrac Saintil, FAD’H, comme chef d’état-major général ; le colonel Jonas Jean, FAD’H, inspecteur général ; le colonel Jean-Robert Gabriel, FAD’H, assistant chef d’état-major G1/G3 ; le colonel Derby Guerrier, FAD’H, assistant chef d’état-major G2/G4 ; le colonel Joseph Jacques Thomas, FAD’H, secrétaire de l’état-major général et le colonel Fontane Beaubien, FAD’H, membre de l’état-major personnel du commandant en chef.

Le 17 novembre 2017, le chef de l’État a déjà nommé l’ancien colonel des ex-FAd’H Jodel Lesage comme lieutenant-général des Forces armées d’Haïti. Dans un arrêté présidentiel, Jovenel Moïse faisait de Jodel Lessage celui qui devait former le haut état-major de la nouvelle armée.

Au téléphone avec Le Nouvelliste mardi soir, le général Lesage confirme qu’ils sont tous d’anciens hauts gradés des ex-Forces armées d’Haïti démobilisées en 1995 par le président Jean-Bertrand Aristide.

Selon lui, le haut état-major n’est pas encore tout à fait complet. Il a fait remarquer que les deux assistants de l’état-major occupent chacun deux postes. Il s’agit du colonel Jean-Robert Gabriel, assistant chef d’état-major G1 et G3 et le colonel Derby Guerrier, assistant chef d’état-major G2 et G4. « On n’a pas d’assistant commandant en chef. À l’avenir, on peut toujours ajouter d’autres membres », a dit le général Lesage, soulignant qu’il est le commandant en chef a.i. des nouvelles forces armées.

Le processus de recrutement de la nouvelle classe de soldats interrompus en juillet dernier reprendra de toute façon, a annoncé le général Jodel Lesage. À la base de recrutement et de formation de la nouvelle armée à Gressier, au sud de Port-au-Prince, c’est le calme plat. Un agent de sécurité rencontré sur place par Le Nouvelliste ce mardi 13 mars souligne que depuis l’interruption du processus de recrutement, la base est pratiquement désertée.

Certains postulants parmi les quelque 3 000 qui se sont fait inscrire dans l’idée d’intégrer la nouvelle armée viennent régulièrement à la base pour s’informer de la reprise des activités.

Interrogé par Le Nouvelliste pour savoir quelles seront les premières actions du haut état-major de l’armée, le général Lesage a fait savoir que cette question serait débattue en séance spéciale avec le haut état-major. Pour le moment, le ministère de la Défense commence à aménager le quartier général du haut état-major de l’armée au Champ de Mars, en face du Palais national, dans les locaux du ministère de la Culture.

Par arrêté présidentiel en date du mercredi 16 novembre 2017, le chef de l’État a mis en place un commandement intérimaire pour les Forces armées d’Haïti chargé d’entreprendre les travaux relatifs au rétablissement, à l’organisation et au fonctionnement des Forces armées d’Haïti

Dans le premier article de l’arrêté présidentiel consacrant le retour des Forces armées d’Haïti, le locataire du Palais national a d’abord rapporté les arrêtés du 6 janvier 1995 qui ont créé une commission de restructuration des Forces armées et celui du 6 décembre 1995 portant la dissolution de la force de police intérimaire et consacrant l’existence d’une seule force de police nationale sur tout le territoire de la République.

Les autorités n’ont jamais raté l’occasion de faire savoir que cette nouvelle armée aura pour tâche de surveiller les frontières pour contrer la contrebande, intervenir au moment des catastrophes naturelles, participer à la construction d’infrastructures routières, entre autres.

Selon l’arrêté présidentiel du mercredi 16 novembre 2017, le commandement intérimaire doit travailler en priorité à renforcer le corps du génie militaire, mettre en place et rendre opérationnels le corps de l’aviation militaire et le corps médical des Forces armées d’Haïti.

Plusieurs voix se sont élevées au Parlement, dans la classe politique et dans la société civile pour dénoncer cette décision jugée unilatérale du chef de l’État de remobiliser les Forces armées d’Haïti sans consulter les principaux secteurs du pays.

Source: le novelliste

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